Listes rouges des espèces

Dernière mise à jour  :  10 janvier 2018

L’inscription des espèces dans les différentes catégories de conservation définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) reflète les risques d’extinction à l’échelle régionale. Ce classement est fonction de différents critères : taille des populations, degré d’isolement, surface occupée, conditions rencontrées par l’espèce en dehors de la région… Même si leurs effectifs sont stables, voire en augmentation, les espèces très rares sont également reprises dans ces listes.

Statut défavorable pour 31 % des espèces

Selon les listes rouges établies pour différents groupes d’espèces, 31 % des espèces animales et végétales étudiées sont menacées de disparition[1] à l’échelle de la Wallonie et près de 9 % ont disparu du territoire régional. Chez les poissons, les reptiles, les papillons de jour et les libellules, plus de la moitié des espèces sont en situation défavorable[2].

Des facteurs de risque qui restent d’actualité

Le statut de conservation d’une espèce résulte le plus souvent d’une combinaison de facteurs parmi lesquels :

  • l’altération, la fragmentation, l’artificialisation ou la disparition des habitats, liées notamment à une urbanisation croissante[3] ;
  • la simplification et l’uniformisation des habitats agricoles[4] et forestiers[5] ;
  • la raréfaction des milieux ouverts naturels (landes, pelouses et prairies maigres) q ;
  • l’incidence des pesticides q, de l’eutrophisation q et des autres pollutions de l’air, de l’eau ou des sols ;
  • les perturbations engendrées par les espèces exotiques envahissantes q ;
  • les stress liés aux changements climatiques[6].

Enrayer le déclin de la biodiversité à différents échelons

Au niveau européen, la Stratégie de la biodiversité pour 2020 q s’articule en six objectifs déclinés en un ensemble d’actions ciblées dont la réalisation requiert la coopération des principaux secteurs d’activités et composantes de la société. Au niveau fédéral, le nouveau projet LIFE intégré[7] doit contribuer à l’atteinte des objectifs européens ; il permettra notamment de mettre en oeuvre des mesures de restauration et de gestion et des programmes de monitoring. Au niveau régional, un projet de “Réseau Wallonie Nature”, basé sur le principe d’une prise en compte de la nature “partout et par tous”, est en développement. Un catalogue évolutif reprend les actions à développer, chacune s’insérant dans l’un de ses quatre axes stratégiques[8]. Dans sa Déclaration de politique régionale 2017 - 2019 q, le Gouvernement wallon s’engage à poursuivre cette dynamique et notamment à augmenter les lieux propices à la biodiversité.

Il conviendrait d’actualiser les listes rouges[9] qui constituent un outil d’orientation des stratégies de conservation. À noter que d’autres éléments interviennent dans l’établissement des priorités, à savoir les coûts et l’efficacité des mesures prises, la contribution des espèces à la fourniture de services écosystémiques q ou leur valeur patrimoniale.

 


[1] Catégories "vulnérable" (VU), "en danger" (EN) et "en danger critique" (CR)

[2] Catégories "VU, EN, CR et "éteinte au niveau régional" (RE)

[3] Voir l’indicateur relatif aux principales utilisations du territoire q et l’indicateur relatif à l’artificialisation du territoire q

[4] Voir l’indicateur relatif à l’utilisation de l’espace agricole et moyens de production q, l’indicateur relatif aux tendances de la production agricole : secteur végétal q et l’indicateur relatif à l’état de conservation des habitats d'intérêt communautaire q

[5] Voir l’indicateur relatif à l’état de conservation des habitats d'intérêt communautaire q et l’indicateur relatif aux indicateurs de biodiversité en forêt q

[6] Voir l’indicateur relatif à l’évolution récente du climat régional q et l’indicateur relatif à l’impact des changements climatiques sur les oiseaux q

[7] http://life-bnip.be

[8] P. ex. maintenir et renforcer l’effort de prise en compte de la nature dans les activités humaines ou protéger et gérer en réseaux écologiquement fonctionnels les sites d’habitats et d’espèces les plus sensibles q 

[9] L’UICN préconise une actualisation tous les cinq ans.

Statut UICN* de conservation des espèces en Wallonie (2005 - 2010) - Par groupe d'espèces

n = nombre d’espèces

LC : least concern, NT : near-threatened, VU : vulnerable, EN : endangered, CR : critically endangered, RE : regionally extinct, DD : data deficient

Les données ont été récoltées durant plusieurs années précédant l’année reprise en référence entre parenthèses.

* UICN : Union internationale pour la conservation de la nature 


REEW - Source : SPW - DGO3 - DEMNA

Statut UICN* de conservation des espèces en Wallonie (2005 - 2010) - Tous groupes confondus

LC : least concern, NT : near-threatened, VU : vulnerable, EN : endangered, CR : critically endangered, RE : regionally extinct, DD : data deficient

Les données ont été récoltées durant plusieurs années précédant l’année reprise en référence entre parenthèses.

* UICN : Union internationale pour la conservation de la nature 


REEW – Source : SPW - DGO3 - DEMNA

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Évaluation

Défavorable
  • Référentiel : (i) Stratégie biodiversité de l’UE à l’horizon 2010 q, (ii) Stratégie de la biodiversité pour 2020 q - objectif d’enrayer la détérioration de l’état de l’ensemble des espèces et habitats couverts par la législation de l’UE relative à la nature et améliorer leur état de manière significative et mesurable d’ici 2020
  • Selon les évaluations réalisées entre 2005 et 2010, 31 % des espèces animales et végétales étudiées (tous groupes confondus) étaient menacées de disparition en Wallonie et près de 9 % avaient déjà disparu.
Évaluation non réalisable

Les données historiques ne sont pas exploitables.