Tarification de la gestion des déchets ménagers

L’application de taxes/redevances sur les déchets ménagers a notamment pour objectif de prévenir la génération de ces déchets. En Wallonie, la législation prévoit l’application du principe du "pollueur-payeur" via le coût-vérité, c’est-à-dire la répercussion directe des coûts de gestion des déchets ménagers sur les bénéficiaires.

Collectes sélectives des déchets ménagers et assimilés

Le tri sélectif des déchets à la source et l’organisation de collectes sélectives sont des étapes indispensables pour améliorer leur préparation en vue de la réutilisation[1] et obtenir des flux homogènes de matières à valoriser. Le développement de ce type de collecte nécessite l’application de politiques incitatives, des sources de financement adaptées et une participation active de la population.

Obligations de reprise

Certains types de déchets sont soumis à une obligation de reprise en Wallonie. Cette obligation rend les producteurs, importateurs et commerçants responsables des déchets que leurs produits génèrent afin de favoriser leur collecte, leur valorisation et leur recyclage. Les types de déchets concernés ont été choisis notamment en raison de l’importance de leur flux ou de leur caractère dangereux pour l’environnement et la santé.

Gestion des déchets ménagers et assimilés

La Wallonie a mis en place différents instruments (législatifs, financiers, informationnels…) visant à réduire la production de déchets ménagers et assimilés[1] et à favoriser les modes de gestion présentant les meilleurs rapports coûts/bénéfices environnementaux : recyclage (valorisation matières ou organique) ou valorisation énergétique. L’élimination des déchets par incinération ou par la mise en centre d’enfouissement technique (CET) est utilisée en dernier recours.

Le gaspillage alimentaire par les ménages

À tous les échelons de la chaîne de production, de transformation, de distribution et de consommation de produits alimentaires, des quantités conséquentes d’aliments sont perdues ou gaspillées. Ces pertes et gaspillages alimentaires engendrent des impacts environnementaux aussi bien en amont (utilisation inutile de ressources naturelles et pollutions associées évitables) qu’en aval (production/gestion des déchets p. ex.). Cette problématique constitue également un enjeu économique (coûts pour les différents acteurs de la chaîne) et social (faciliter les dons alimentaires).

Gestion des déchets industriels

Les déchets industriels comprennent les déchets liés aux procédés de production des établissements industriels mais aussi les déchets liés à des activités connexes[1]. En raison de leur spécificité et de leur complexité, certains déchets industriels doivent rejoindre des filières spécialisées. Parmi les différents modes de gestion qui peuvent leur être appliqués, la valorisation est privilégiée pour des raisons environnementales mais aussi économiques.

Génération et gestion des déchets classés dangereux

Tous les acteurs de la société (ménages, entreprises, pouvoirs publics, associations…) génèrent des déchets considérés comme dangereux, en quantités plus ou moins importantes. Étant donné la nature particulière de ces déchets et leurs impacts potentiels, il est primordial d'en diminuer les quantités générées tout en assurant la mise en œuvre et le respect de modes de gestion non dommageables pour l’environnement et la santé humaine.

Gestion des boues de stations d'épuration collectives

Dans les stations d'épuration collectives (STEP), les eaux urbaines résiduaires[1] sont traitées afin de réduire leur teneur en matières solides et en polluants avant rejet dans les cours d’eau. Ces traitements produisent comme déchets des boues, dont la gestion passe par la valorisation de leur potentiel agronomique ou énergétique en veillant à l’absence d’effets néfastes sur l’environnement et la santé.

Gestion des sédiments retirés des voies d'eau navigables

L’accumulation de sédiments au fond des voies d’eau peut nuire à la navigation (tirant d'eau insuffisant, moindre accessibilité aux quais, vitesse de navigation réduite…) et augmenter le risque d’inondation en diminuant les capacités d'écoulement. Le dragage est un moyen d'y remédier. Les matières extraites, qui ont le statut de déchet, nécessitent des modes de gestion qui tiennent compte de la présence de polluants.

Vers des solutions de gestion durable des sédiments

Les capacités limitées des centres d'enfouissement technique en regard des volumes de sédiments pollués à gérer et la priorité accordée à la valorisation selon la hiérarchie des modes de gestion des déchets appellent à la recherche de filières de gestion durable des sédiments, alternatives à l’élimination. Parmi les efforts de recherche récents, les projets SOLINDUS et VALSOLINDUS[1] débouchent sur des perspectives encourageantes.

Transferts transfrontières de déchets

Les transferts de certains déchets en provenance et à destination de l’Union européenne ainsi qu’au sein de l’Union européenne doivent être strictement contrôlés pour éviter l'introduction de substances dangereuses dans le sol, les ressources en eau et l'air des pays de destinations.

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