État de conservation des habitats d'intérêt communautaire

La directive européenne 92/43/CEE "Habitats-Faune-Flore" q impose aux États membres d’évaluer, tous les six ans et sur l’ensemble de leur territoire, l’état de conservation et la tendance des types d’habitats naturels ainsi que des espèces de faune et de flore reconnus comme d’intérêt communautaire, et d’assurer leur maintien ou leur rétablissement dans un état de conservation favorable[1].

État de santé des forêts

Depuis le début des années '80, des phénomènes de dépérissement sont observés dans les forêts européennes, particulièrement en Europe centrale. En cause, la combinaison de facteurs naturels et anthropiques. L'intensité de défoliation des arbres, paramètre témoin de l'état sanitaire des forêts, fait l'objet d'un suivi en Wallonie, tout comme l'évolution des risques biotiques et abiotiques et des phénomènes phénologiques.

Indicateurs de biodiversité en forêt

Divers indicateurs permettent de rendre compte de l’état de la biodiversité en milieu forestier. Ils participent dès lors à l’évaluation du caractère durable de la gestion des forêts. De tels indicateurs ont été définis au niveau de la Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe[1] ; certains sont calculés pour la forêt wallonne.

Fragmentation des cours d'eau

La fragmentation longitudinale des cours d’eau est due à la présence d’obstacles, artificiels ou non, qui entravent le libre parcours des communautés animales et végétales, en particulier celui des poissons migrateurs. Elle a des conséquences sur la distribution des habitats naturels au sein de l’écosystème de rivière et des milieux rivulaires associés, ce qui en modifie la capacité écologique.

Listes rouges des espèces

L’inscription des espèces dans les différentes catégories de conservation définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) reflète les risques d’extinction à l’échelle régionale. Ce classement est fonction de différents critères : taille des populations, degré d’isolement, surface occupée, conditions rencontrées par l’espèce en dehors de la région… Même si leurs effectifs sont stables, voire en augmentation, les espèces très rares sont également reprises dans ces listes.

État de conservation des espèces d'intérêt communautaire

La directive européenne 92/43/CEE "Habitats-Faune-Flore" q impose aux États membres d’évaluer, tous les six ans et sur l’ensemble de leur territoire, l’état de conservation et la tendance des types d’habitats naturels ainsi que des espèces de faune et de flore reconnus comme d’intérêt communautaire, et d’assurer leur maintien ou leur rétablissement dans un état de conservation favorable[1].

État de conservation des espèces d'oiseaux

La directive européenne 2009/147/CE, dite directive "Oiseaux" q, vise la conservation des espèces d'oiseaux sauvages présentes naturellement sur le territoire de l'Union européenne (UE). En plus de devoir mettre en œuvre des mesures de protection, les États membres sont tenus d'évaluer tous les six ans l'état de conservation et la tendance des espèces d'oiseaux concernées[1].

Évolution des populations d'abeilles domestiques

L’abeille domestique est un indicateur de l’état des écosystèmes ; ses populations sont en déclin depuis plusieurs dizaines d’années. Leur taux de mortalité fluctue d’une année à l’autre mais reste cependant particulièrement élevé. Ce déclin résulte de plusieurs facteurs qui agissent en synergie.

Évolution des populations d'oiseaux communs

La composition de l’avifaune est continuellement remodelée sous l’influence de multiples facteurs dont le plus déterminant est l’altération des habitats. Les populations d’oiseaux communs font l’objet de suivis annuels en Wallonie : elles sont en diminution sur le long terme, en concordance avec la tendance observée au niveau européen.

Impacts des changements climatiques sur les oiseaux

Les changements climatiques q ont des impacts multiples sur l’avifaune : modification de la répartition des espèces et de la composition des communautés, altération des paramètres démographiques (taux de survie et de reproduction) ou modification des périodes de migration et des dates de ponte. Différents indicateurs, calculés pour la Wallonie(a), permettent d’appréhender ces impacts.

Évolution des populations de chauves-souris

Les espèces de chiroptères utilisent une large variété d’habitats pour les différents aspects de leur cycle de vie (reproduction, alimentation, hibernation). Les chauves-souris sont par conséquent hautement sensibles aux modifications de l’environnement et constituent de ce fait un bon indicateur de l’état de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes.

État des populations de mammifères non volants

Comme pour la majorité des autres groupes d’espèces, les mammifères subissent l’influence des activités humaines : fragmentation des habitats, pollutions, introduction d’espèces envahissantes… Un suivi des populations (état de conservation, répartition, utilisation de l’habitat) de quinze espèces de mammifères protégés ou concernés par la Convention de Berne q et de deux espèces de mammifères exotiques envahissants (raton laveur et chien viverrin) est réalisé en Wallonie[1].

Évolution des populations d’ongulés sauvages

Les ongulés sauvages (cerfs, chevreuils, sangliers) sont une composante fondamentale de nos milieux forestiers et ruraux : influence sur la dynamique de la végétation forestière (dispersion des graines p. ex.), tourisme… Mais en Wallonie comme dans les pays voisins, une augmentation continue de leurs populations est observée depuis plusieurs décennies, avec des répercussions importantes sur les milieux (impacts sur la biodiversité, obstacle à la régénération naturelle, dégâts…) q.

Dégâts occasionnés par les ongulés sauvages

Ayant fait l’objet d’une importante progression démographique ces dernières décennies q, les ongulés sauvages occasionnent aux peuplements forestiers et aux parcelles agricoles des dégâts qui peuvent être localement importants. Cette situation a des conséquences tant économiques qu’environnementales : appauvrissement de la biodiversité, perte de production agricole et sylvicole, répétition du travail du sol et des traitements…

Espèces exotiques envahissantes

Selon l'inventaire paneuropéen des espèces exotiques envahissantes[1], un peu plus de 12 000 espèces exotiques ont été observées sur le territoire européen. De 10 à 15 % d’entre elles se révèlent envahissantes et occasionnent des dommages d’ordre environnemental (perturbation des successions écologiques, compétition avec les espèces indigènes…), socioéconomique ou sanitaire. La présence de ces espèces exotiques envahissantes (EEE) coûterait à l'Europe chaque année au minimum 12,5 milliards d’euros(a).

État biologique des masses d’eau de surface

La directive-cadre sur l’eau 2000/60/CE q impose aux États membres l’atteinte du bon état des masses d’eau[1]. L’état des masses d’eau q est déterminé sur base de l’évaluation de l’état chimique d’une part et de l’état écologique d’autre part, lequel est évalué sur base des paramètres hydromorphologiques q, physico-chimiques[2] et biologiques.

Qualité biologique des sols

La qualité biologique des sols fait référence à l’abondance, la diversité et l’activité des organismes vivants qui participent au fonctionnement des sols et leur permettent de remplir des fonctions essentielles (production de biomasse, stockage de carbone (C), régulation d’espèces nuisibles, dégradation de polluants, cycles biogéochimiques…). Son évaluation par des indicateurs biologiques gagnerait à être développée.

Maladies liées à la faune sauvage indigène

Certains agents infectieux présents dans l’environnement, plus exactement au sein de la faune sauvage, se transmettent à l’homme et sont donc susceptibles d’avoir un impact sur sa santé[1]. En Wallonie, il s’agit des zoonoses suivantes[2] : échinococcose multiloculaire, tularémie, leptospirose, hantavirose, anaplasmose et borréliose de Lyme.

Certification des forêts

Les systèmes de certification forestière ont pour objectif de garantir la gestion durable des forêts en assurant un équilibre entre rentabilité financière, respect de l'environnement et respect des conditions sociales des travailleurs. En Belgique coexistent deux systèmes de certification reconnus au niveau international : les certifications PEFC (Programme for the endorsement of forest certification) et FSC (Forest stewardship council). La Wallonie soutient le développement de la certification PEFC depuis 2002. Fin 2021, celle-ci y était quasi-exclusive[1].

Plans d'aménagement forestier

Les plans d’aménagement forestier constituent un guide de gestion durable des forêts privées et publiques. Ils aident notamment à éviter la surexploitation et à assurer la multifonctionnalité des forêts. Imposés par le Code forestier q depuis 2008 pour tous les bois publics[1] d'une superficie supérieure à 20 ha d'un seul tenant, leur réalisation constituait en outre un des axes du Plan de progrès PEFC 2013 - 2018 (prolongé jusqu'en 2021 en Wallonie)(a) visant une gestion durable des forêts wallonnes.

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 vise à assurer, en conciliation avec les activités humaines, le maintien ou le rétablissement des habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d’intérêt communautaire dans un état de conservation favorable[1] via la mise en œuvre d’un réseau de sites naturels interconnectés, en application des directives européennes “Oiseaux” (79/409/CEE ) q et “Habitats-Faune-Flore” (92/43/CEE) q.

Sites naturels protégés

La désignation de zones protégées permet de maintenir des noyaux d’habitats et de populations à partir desquels un redéploiement des espèces est possible. Parmi celles-ci, les réserves naturelles domaniales[1] et agréées[2] (RND et RNA), les réserves forestières[3] (RF), les zones humides d’intérêt biologique[4] (ZHIB), les cavités souterraines d’intérêt scientifique[5] (CSIS) et les réserves intégrales en forêt[6] (RIF) jouissent d'une protection plus forte que d’autres[7].

Subventions pour la plantation de haies

Les haies constituent un élément structurant des paysages. Elles jouent un rôle important de refuge et de couloir écologique pour la faune. Elles assurent également des fonctions agronomiques[1] et économiques. En complément des plantations réalisées par les pouvoirs publics et par les agriculteurs (méthodes agro-environnementales et climatiques) q, des subventions sont octroyées aux particuliers pour promouvoir la plantation de haies.

Programmes LIFE Nature et Biodiversité

Mis sur pied en 1992 par la Commission européenne, l’instrument financier pour l’environnement (LIFE)[1] constitue un fonds de soutien au développement et à la mise en œuvre des politiques environnementales au sein de l’Union. Au travers du volet “LIFE Nature” (devenu “LIFE+ Nature et biodiversité” en 2007 puis “LIFE Environnement” en 2014), l’UE cofinance des projets visant la restauration et la conservation d’habitats naturels menacés et d’espèces protégées.

Services écosystémiques

Les écosystèmes fournissent à la société un ensemble de services qui ont une valeur économique et sociale considérable. De nombreuses initiatives internationales, européennes et wallonnes voient le jour pour mesurer leurs bénéfices et évaluer les coûts de leur dégradation ou disparition, afin de guider les décisions (des politiques, gestionnaires, entreprises…) et favoriser leur préservation.

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