Découvrez nos indicateurs environnementaux

 

Bienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie. Chaque sujet traité est illustré par un ou plusieurs indicateurs accessibles via le menu "Indicateurs environnementaux". Ces indicateurs, à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettent de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes.

 

En Savoir Plus

Utilisation de produits phytopharmaceutiques

Des usages majoritairement professionnels

En 2017, la quantité totale de substances actives (s.a.) de PPP vendues en Belgique[1] s’élevait à 6 398 t. Les parts liées aux utilisateurs professionnels[2] et non professionnels[3] représentaient respectivement 95,8 % (6 129 t) et 4,2 % (269 t). D’après les données d’Eurostat, en 2016, avec 5,1 kg de s.a. de PPP vendues par hectare de superficie agricole utilisée (SAU), la Belgique se situait dans le trio de tête des pays européens avec les ventes par hectare de SAU les plus élevées (Pays-Bas : 6,0 kg de s.a./ha, Chypre : 5,9 kg de s.a./ha)[4].

Les quantités totales de s.a. vendues ont diminué de 1995 à 2010, passant de 10 872 t à 5 472 t, augmenté légèrement entre 2010 et 2011 (6 663 t), pour globalement se stabiliser jusqu’en 2017. La part des quantités vendues aux utilisateurs non professionnels s’est fortement réduite au cours du temps : de 29 % en 1995 et en 2005, elle est descendue entre 2,5 % et 4,2 % pour la période 2010 - 2017. Ceci est principalement dû au retrait du marché du chlorate de soude[5] et à la diminution des ventes de sulfate de fer[6].

$INDICATOR$_15a07473-8217-48e4-b46a-49f4b7654541

Fongicides et herbicides en tête chez les utilisateurs professionnels

À l’échelle du territoire belge, le groupe des fongicides et des bactéricides correspondait en 2017 aux ventes de s.a. les plus élevées chez les utilisateurs professionnels (39,9 %, soit 2 446 t)[7]. Le mancozèbe, destiné principalement à lutter contre le mildiou dans la culture de pommes de terre, était le fongicide le plus vendu (806 t), suivi par le captane, un fongicide couramment utilisé en cultures fruitières pour lutter contre la tavelure (208 t) et le propamocarbe, un fongicide fréquemment utilisé en culture de pommes de terre (193 t). Le groupe des herbicides, défanants et agents antimousse représentait quant à lui 33,8 % des ventes attribuables aux utilisateurs professionnels (soit 2 072 t), les herbicides les plus vendu étant le glyphosate (554 t) et le prosulfocarbe (193 t).

En 2017, chez les utilisateurs non professionnels, les ventes de s.a. les plus élevées concernaient le groupe des herbicides, défanants et agents antimousse (80,8 %, soit 217 t dont 110 t de sulfate de fer et 65 t de glyphosate[8]).

$INDICATOR$_327b4e17-e1de-43e1-a9db-229d42e0cf34

Les pommes de terre nécessitent plus de PPP que les autres cultures

En Wallonie[9], parmi les principales grandes cultures, les pommes de terre de conservation présentaient la dose d’utilisation par hectare la plus élevée en 2017 (15,6 kg/ha), suivies des betteraves sucrières (6,5 kg/ha) et du froment d'hiver (2,7 kg/ha). Entre 2004 et 2017, à l’exception des pommes de terre, les doses utilisées par hectare présentaient une tendance relativement stable. Le pic observé en 2007 dans les cultures de pommes de terre peut être relié aux conditions climatiques favorables au développement du mildiou.

$INDICATOR$_fa3a65e6-d364-4cfa-b8df-89a692e62c8f

Ces données doivent être analysées en regard des superficies dévolues à ces cultures en Wallonie. En 2017, les pommes de terre de conservation occupaient 39 561 ha, soit une superficie équivalente à celle des betteraves sucrières (41 921 ha) mais approximativement trois fois plus faible que celle du froment d’hiver (120 852 ha). Il faut noter que les prairies permanentes, qui présentaient une dose d’utilisation de 0,04 kg de s.a./ha, se démarquaient de toutes les autres cultures par l’importance des superficies qu’elles occupaient (302 713 ha[10]).

$INDICATOR$_0cae1d9e-767e-4181-bad0-9ff0950f898a

Des mesures pour tenter de réduire l'utilisation des PPP

Diverses mesures visant à réduire l’utilisation des PPP ont été prises via le Programme wallon de réduction des pesticides (PWRP) 2013 - 2017[11]. Le PWRP 2018 - 2022[12] maintient la plupart de ces mesures et en prévoit de nouvelles : le "zéro phyto" pour les gestionnaires d’espaces publics, en vigueur depuis le 01/06/2019, l’application obligatoire des principes de la lutte intégrée, le développement des systèmes d’avertissement[13] pour les agriculteurs, le renforcement du réseau de conseillers non liés au secteur commercial afin de garantir une neutralité dans les conseils prodigués en matière de PPP, la réalisation d’études par filière pour identifier les modifications des pratiques agronomiques qui permettraient de diminuer l’emploi des PPP, la mise en place d’incitants visant à développer des méthodes alternatives aux PPP pour les particuliers... Les données actuellement disponibles ne permettent pas d’évaluer l’efficacité de ces mesures.

 


 

[1] En 2017, il n'existait pas de données de vente wallonnes. Depuis 2019, une recherche visant à estimer les quantittés de s.a. de PPP utilisées en Wallonie sur base des données de vente belges est en cours. les résultats sont attendus pour 2021.

[2] Agriculteurs, entrepreneurs de parcs et jardins, gestionnaires du réseau ferroviaire, gestionnaires des espaces publics...

[3] Particuliers. Voir la fiche d’indicateurs relative à l’utilisation des PPP par les ménages q

[4] Rapport entre les quantités totales de s.a. de PPP vendues (utilisateurs professionnels et non professionnels confondus) et la SAU

[5] Le chlorate de soude a été retiré du marché belge en 2009 suite à sa non-inclusion dans l’Annexe I de la directive 91/414/CEE. q

[6] La diminution des ventes de sulfate de fer s’explique par une utilisation croissante d’antimousses à base d’EDTA (éthylènediaminetétraacétate) disodique et de sulfate de fer en remplacement de produits composés uniquement de sulfate de fer, la dose efficace d’un produit avec EDTA disodique étant nettement plus faible que celle d’un produit n’en contenant pas.

[7] En 2017, les quantités vendues de bactéricides étaient nulles. Il s’agissait exclusivement de fongicides.

[8] L’utilisation de tout PPP à base de glyphosate ou contenant du glyphosate par des utilisateurs non professionnels a été interdite en Wallonie à partir du 01/06/2017 et jusqu’au 30/11/2018 (AGW du 30/03/2017 q). L’AR du 16/09/2018 q interdit quant à lui la vente et l’utilisation par des utilisateurs non professionnels d’herbicides totaux (glyphosate p. ex.) ou sélectifs, à l’exception des PPP à faible risque et des PPP contenant comme s.a. des micro-organismes, des extraits de plantes et des substances naturelles (pour plus d’informations, voir le site internet de Phytoweb q). L'interdiction de vente et d'utilisation du glyphosate en vertu de cet AR est d'application depuis le 06/10/2018.

[9] Extrapolation à l’échelle de la Wallonie à partir des données du réseau d’information comptable agricole

[10] Cette superficie comprend les prairies permanentes en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique. Pour plus d’informations sur la méthodologie, consulter CORDER - CRP, 2020(a)

[11] Voir le site internet consacré au PWRP q, le PWRP 2013 - 2017 q et l’évaluation finale du PWRP 2013 - 2017(b)

[12] Voir le PWRP 2018 - 2022 q et la fiche d’indicateurs qui lui est consacrée q

[13] Pour une culture donnée et un organisme nuisible donné, avis diffusé aux agriculteurs concernant l’opportunité de réaliser ou non un traitement phytosanitaire

 

En savoir plus