Découvrez nos indicateurs environnementaux

 

REEW2017-198h.jpgBienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie. Chaque sujet traité est illustré par un ou plusieurs indicateur(s) à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettant de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes. 

 

En Savoir Plus

Teneurs en nitrate dans les eaux souterraines

La situation semble se stabiliser en zones vulnérables

Les teneurs en nitrate les plus élevées (supérieures à 40 mg NO3-/l) sont mesurées dans les masses d’eau souterraine qui sont soumises à des pressions agricoles importantes : Sables du Thanétien des Flandres (Comines-Warneton), Sables et Craies de la Mehaigne, Sables du Bruxellien, Crétacé du Geer et Craies de la vallée de la Deûle. D’autres aquifères sont également contaminés mais dans une moindre mesure : Calcaires et Grès de la Vesdre, Crétacé du Pays de Herve, Craies de la Haine et Sables du Landénien. Entre 2012 et 2015, 8 % des sites de contrôle répartis sur tout le territoire wallon présentaient une teneur moyenne en nitrate supérieure à la norme de potabilité (50 mg NO3-/l) q. Ce pourcentage s’élevait à 13,3 % dans les zones vulnérables[1]. Toutefois, la part de sites non conformes évolue à la baisse, suite à la réduction des teneurs en nitrate dans les zones vulnérables les plus impactées. En outre, une étude statistique menée en 2014[2] a révélé que trois quarts des sites où la concentration en nitrate dépassait 50 mg/l en 2013 présentaient une évolution favorable.

Combinaison de facteurs

Cette situation a priori encourageante est liée en partie à l’évolution des pratiques agricoles actuelles (réduction des apports d’engrais azotés q). Le degré de contamination des nappes dépend par ailleurs d’autres facteurs difficilement maîtrisables, tels que la pluviosité, le temps de transfert du nitrate vers les nappes (qui peut dépasser 15 ans) ou la quantité d’azote encore présente dans les sols.

Optimaliser la gestion de l’azote agricole

Afin de poursuivre l’amélioration de la qualité de ses ressources en eau, la Wallonie a récemment révisé le Programme de gestion durable de l’azote en agriculture (PGDA III)[3],en renforçant notamment les mesures qui ont trait à la couverture des sols et aux systèmes de contrôle. Le PGDA impose diverses mesures aux agriculteurs afin de limiter le lessivage du nitrate dans les sols : taux de liaison au sol inférieur à l’unité, conditions d’épandage ou encore couverture des sols par une culture intermédiaire piège à nitrate (CIPAN) par exemple. Des mesures sont également prévues dans le cadre des deuxièmes Plans de gestion des districts hydrographiques[4] telles que la mise en œuvre de contrats de captage participatifs q ou le renforcement du contrôle de la mise en œuvre du PGDA.

 


[1] Au sens de la directive 91/676/CEE q. Les zones vulnérables ont été étendues en date du 01/01/2013 et couvrent désormais 58 % du territoire wallon (AM du 22/11/2012 q q).

[2] Analyse de tendance appliquée sur 881 séries chronologiques de concentrations en nitrate dans les eaux souterraines (EPHESIA, 2014)(a) 

[3] AGW du 13/06/2014 q. Voir également l’indicateur relatif au programme de gestion durable de l’azote en agriculture q.

[4] Voir les Plans de gestion des districts hydrographiques 2016 - 2021 q adoptés par le Gouvernement wallon le 28/04/2016 et l'indicateur qui y est consacré q

En savoir plus

n = nombre de sites de contrôle communs sur la période 2004-2015


REEW - Source: SPW - DGO3 - DEE (survey nitrate)