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REEW2017-198h.jpgBienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie. Chaque sujet traité est illustré par un ou plusieurs indicateur(s) à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettant de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes. Un lien permet également un accès au site thématique consacré au bilan environnemental des entreprises.

 

En Savoir Plus

Gestion des sédiments retirés des voies d'eau navigables

Des dragages exceptionnels de 2010 à 2014

Dès le début des années '90, la gestion des sédiments des voies navigables a pris du retard suite au manque de moyens financiers, au renforcement de la législation[1] et au manque d’installations techniques[2] conformes aux dispositions légales. L’absence de dragage d'entretien (gisement estimé à 600 000 m3/an) a fini par constituer un gisement "passif" de 6 millions de m3 qu’il faudrait extraire pour ramener le réseau navigable (450 km) à son gabarit initial[3]. Sur la période 2010 - 2014, grâce à un plan de financement exceptionnel (64 M€ de financement Sowafinal en plus de l'allocation de base annuelle, soit 100 M€ au total), d’importants travaux de dragage[4] ont été menés pour extraire et gérer 1 200 000 m3 de sédiments en 5 ans. Les capacités de traitement et de valorisation des matières de catégories A (non ou peu polluées) et B (polluées) ont été portées à 100 000 m3/an et 235 000 m3/an par la construction de centres de regroupements et l'appel à des entreprises privées. Ces travaux ont permis de supprimer les entraves à la navigation sur l'ensemble du réseau[5].

Une faible marge de sécurité

Le financement prévu pour la période 2017 - 2020 (allocation de base de 16,7 M€/an sur 4 ans) permettra le dragage d'environ 150 000 m3/an. Les moyens seront alloués aux dragages minimums nécessaires pour garantir la navigabilité, ce qui implique des interventions fréquentes pour de faibles épaisseurs. Cette stratégie entraîne des coûts de gestion des boues plus élevés, notamment en raison des coûts de transport qui comptent pour environ 30 % des coûts de dragage (hors gestion)[6]. Elle pourrait conduire à des limites temporaires et locales de la navigation à pleine charge. Or le bon entretien des voies navigables est indispensable pour valoriser les investissements visant à moderniser le réseau et à favoriser le transport fluvial (p. ex. mises à gabarit de 9 000 t de la Meuse à l'aval de Namur et de 2 000 t du réseau ouest sur la liaison Seine-Escaut, plateformes multimodales) q.

Dépolluer et développer des filières de gestion durable

Dans certaines zones, la remise en suspension de sédiments historiquement pollués présents dans le fond de la voie d'eau entraîne leur déplacement et/ou leur mélange à des sédiments nouveaux. Ce phénomène de pollution diffuse est susceptible d'augmenter les coûts de gestion. Dépolluer certains secteurs permettrait d'y remédier q mais les budgets disponibles ne le permettent pas à l'heure actuelle. Concernant la gestion des matières draguées, des recherches ont été menées en Wallonie pour mettre au point et tester des filières de gestion durable q. Le développement de ces filières à l'échelle industrielle doit être poursuivi. À l'heure actuelle, les matières de catégorie A sont valorisées conformément à l'AGW du 14/06/2001[7] tandis qu'environ 90 % des matières de catégorie B sont éliminées en CET.

 


[1] Législation "déchets" et AGW du 30/11/1995 q imposant une gestion différenciée des matières de catégories A (non ou peu polluées) et B (polluées). Cet arrêté devrait être révisé (harmonisation avec les législations "déchets" et "sols").

[2] Premier centre de regroupement construit en 2001. En 2016, ils étaient 7 en exploitation et 1 en attente de permis.

[3] MET, 2004(a), 2006(b). Ces estimations demandent une mise à jour. À titre indicatif, environ 525 000 m3/an de sédiments gagnent les eaux de surface wallonnes par érosion hydrique des sols q. Une part de ces apports atteint les voies navigables. D'autres sources s'y ajoutent (sédiments endogènes, rejets…).

[4] Sur des voies d’eau stratégiques (liaisons européennes) ou à risque élevé d’inondation

[5] Sauf sur le canal de Pommeroeul-Condé dont le dragage et la mise à gabarit sont programmés (Voies navigables de France, marché 2016 - 2020)

[6] Estimation DGO2

[7] Fondations, sous-fondations, réhabilitation de sites pollués, aménagement ou réhabilitation de centres d'enfouissement technique (CET), aménagement du lit et des berges de cours d'eau hors zone d'intérêt biologique q

 

En savoir plus

*Chiffres provisoires, probablement sous-estimés

 

REEW - Source : SPW - DGO2 - DEAG