Découvrez nos indicateurs environnementaux

 

Bienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie. Chaque sujet traité est illustré par un ou plusieurs indicateurs accessibles via le menu "Indicateurs environnementaux". Ces indicateurs, à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettent de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes.

 

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Pesticides dans les eaux souterraines

Des pesticides[1] en concentrations mesurables dans deux tiers des sites de contrôle

Au cours de la période 2011 - 2014, les pesticides étaient présents en concentrations mesurables dans 65 % des sites de contrôle de la qualité des eaux souterraines. Dans 17 % des cas, les teneurs mesurées étaient telles que la qualité des eaux a été qualifiée de mauvaise à moyenne, alors que dans 48 % des cas, elle a été qualifiée de bonne à très bonne[2].

Des molécules interdites mais toujours présentes

Parmi la centaine de pesticides recherchés dans les eaux souterraines, 9 étaient responsables de la plupart des pollutions. Ces 9 molécules étaient toutes des herbicides. Parmi celles-ci, 4 étaient interdites (atrazine, diuron, bromacile et simazine) et 2 étaient issues de molécules interdites (déséthylatrazine et BAM[3]). Les pesticides les plus problématiques étaient les suivants :

  • la déséthylatrazine, qui constitue le principal métabolite de l’atrazine, un herbicide à usage mixte dont l’utilisation était autorisée jusqu’en décembre 2006. La déséthylatrazine, et dans une moindre mesure l’atrazine, font toujours partie des substances détectées en concentrations élevées dans les eaux souterraines, en raison notamment de leur mobilité et de leur persistance dans les sols et les aquifères ;
  • la bentazone, un herbicide agréé à usage majoritairement agricole ;
  • le BAM, métabolite du dichlobénil, un herbicide à usage principalement non agricole (particuliers, administrations publiques et gestionnaires d’espaces verts) dont l’utilisation était autorisée jusqu’en mars 2010.

Une contamination plutôt localisée

Les indices de qualité révèlent qu’au cours de la période 2011 - 2014, parmi les 33 masses d’eau souterraine que compte la Wallonie, 3 masses d’eau présentaient une pollution marquée (Sables du Bruxellien, Crétacé du bassin du Geer et Sables bruxelliens des bassins Haine et Sambre), alors que 6 autres présentaient des signes de dégradation. Les masses d’eau situées en Ardenne étaient quant à elles relativement bien préservées, probablement parce qu’elles sont exposées à une pression phytosanitaire beaucoup plus faible (moins de surfaces cultivées et densité de population moins importante).

Une problématique prise en charge mais non résolue

Divers instruments ont été mis en place pour prévenir ou limiter l’introduction de pesticides dans les eaux souterraines. Parmi ceux-ci figure le Programme wallon de réduction des pesticides 2013 - 2017[4], qui comprend des mesures telles que la mise en place du "zéro phyto" par les gestionnaires d’espaces publics au 01/06/2019 et la protection accrue des captages d’eau destinée à la consommation humaine q. Vu la mise sur le marché régulière de nouvelles substances actives et le temps de transfert (sol-nappe) de certains pesticides au sein des masses d’eau souterraine, la prévention et la surveillance ne peuvent être relâchées.

 


[1] Le terme "pesticides" est utilisé indifféremment pour désigner les substances actives et les métabolites de substances actives.

[2] Classes de qualité SEQ-ESO patrimoniale. L’état patrimonial exprime le degré de dégradation de l’eau par rapport à un état quasi naturel, sans référence à un usage quelconque.

[3] 2,6-dichlorobenzamide

[4] Voir le programme complet q et l’indicateur relatif au Programme wallon de réduction des pesticides q

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