Découvrez nos indicateurs environnementaux

Bienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie



Couverture.pngL'environnement wallon en 10 infographies

Comment se porte l'environnement en Wallonie ? En quoi nos activités exercent-elles des pressions et entrainent-elles des dommages sur la qualité de l'air, de l'eau, des sols, des forêts et sur la biodiversité ? Quelles sont les réponses apportées pour y remédier ? Quelles améliorations sont observées ? Où en est-on par rapport aux objectifs poursuivis ? C'est à ces questions simples et importantes que cette publication tente d'apporter des réponses sous forme de 10 infographies commentées.

 

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Cette publication vient compléter les 150 fiches d'indicateurs régulièrement mises à jour et disponibles via le menu "Indicateurs environnementaux". Ces indicateurs, à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettent de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes.

À propos

Fragmentation des cours d'eau

Trois types de continuité

La qualité hydromorphologique q d’un cours d’eau est notamment déterminée par sa continuité. La continuité verticale implique la pérennité des transferts entre le cours d’eau et la nappe souterraine, transferts qui peuvent être réduits par le bétonnage du fond ou l’accumulation de dépôts de matière organique et de sédiments q ; la continuité latérale implique un équilibre dynamique entre la rivière et les habitats alluviaux et peut être affectée par la présence d’obstacles longitudinaux (digue, enrochement…) ; la continuité longitudinale implique un transfert non perturbé des sédiments et un libre parcours des communautés animales et végétales (amont vers aval et inversement) et peut être perturbée par la présence d’obstacles transversaux (barrage, canalisation souterraine...). La fréquence de ces obstacles et le degré de sévérité des effets que ceux-ci engendrent sur le milieu permettent d’évaluer la fragmentation longitudinale des cours d’eau.

57 % des obstacles sont importants à infranchissables

En Wallonie, un inventaire des obstacles à la libre circulation des poissons est organisé depuis 1997. Il définit le niveau de franchissabilité des obstacles et établit un plan de priorité pour leur levée ou leur aménagement, en fonction de la qualité piscicole en amont et des opportunités de mise en oeuvre[1]. En novembre 2016, 4 789 obstacles avaient été inventoriés. Parmi ceux-ci, 15 % étaient considérés comme infranchissables, 18 % comme majeurs et 24 % comme importants, et 2 % (116 obstacles) avaient été levés ou aménagés. Les aménagements les plus nombreux ont été mis en oeuvre dans les sous-bassins de la Meuse amont, de l’Ourthe, de la Meuse aval et de la Moselle.

Réintroduction du saumon dans le bassin de la Meuse

Suite à l’observation de truites de mer dans un affluent de la Meuse, le projet “Saumon Meuse” a été lancé fin des années ’80[2] dans le but de réintroduire le saumon atlantique[3] dans le bassin mosan. Des œufs de saumon originaires des rivières d’Écosse, d’Irlande et de France ont été importés et mis en élevage dans deux salmonicultures wallonnes. Depuis 1988, des saumons juvéniles sont relâchés chaque année dans plusieurs rivières et leurs affluents. Parallèlement, une série de barrages ont été équipés de passes à poissons. Les premières remontées de saumons adultes vers les lieux de frayère ont été observées début 2000. En 2015, 70 saumons adultes ont été capturés[4]. Les analyses génétiques ont montré que ces saumons étaient quasiment tous issus des repeuplements intervenus deux ou trois ans plus tôt. À noter qu’au-delà de la levée des obstacles physiques, le retour des poissons migrateurs et, plus globalement, l’état de la faune piscicole de nos rivières, dépendent également de la qualité de l’eau[5] et de l’état de conservation des habitats aquatiques q.

 


[1] Idéalement, les obstacles sont levés de l’aval vers l’amont mais l’aménagement dépend aussi d’initiatives locales (contrats de rivière q ou projets LIFE q p. ex.).

[2] SPW (Service de la pêche), ULg et UNamur (http://www.saumon-meuse.be ; Malbrouck et al., 2007(a))

[3] La truite de mer et le saumon ont un cycle de vie comparable. Initialement commun dans le bassin de la Meuse, le saumon a régressé dès 1885 en  raison notamment de la construction de barrages et de la pollution pour disparaître complètement vers 1940.

[4] Les saumons sont capturés à Angleur, Lixhe et Roermond (Pays-Bas) pour reproduction en pisciculture (ils n’ont donc pour l’instant pas l’occasion de migrer davantage en amont).

[5] Voir les indicateurs relatifs à la qualité de l’eau : État des masses d’eau q ; État biologique des masses d’eau de surface q ; Charges polluantes déversées dans les cours d’eau q ; Eutrophisation des cours d’eau q ; Teneurs en matières azotées dans les cours d'eau q ; Teneurs en polluants organiques dans les cours d’eau q ; Micropolluants dans les eaux de surface q

En savoir plus

* Barrage arasé, amas de pierres emporté par le courant...

** La catégorie “Autres” reprend d’une part les obstacles pour lesquels le degré de franchissabilité n’a pu être évalué (passage souterrain inexplorable, terrain privé inaccessible...) (n = 317) et d’autre part les obstacles considérés comme des points ”terminus“ au-delà desquels le milieu n’est plus favorable aux poissons (cours d’eau temporaire, passage souterrain sur une très longue distance, cours d’eau trop pollué ou trop artificialisé...) (n = 388).