Découvrez nos indicateurs environnementaux

 

REEW2017-198h.jpgBienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie. Chaque sujet traité est illustré par un ou plusieurs indicateur(s) à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettant de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes. 

 

En Savoir Plus

Ozone dans l'air ambiant (santé)

Des pics plus rares depuis 2009

Les concentrations moyennes annuelles en O3 dans l’air ambiant en Wallonie étaient globalement stables entre 2007 et 2014. Elles affichaient une valeur moyenne de 46,6 µg/m3 sur cette période, valeur inférieure à la moyenne de 49,6 µg/m3 calculée pour la période 2000 - 2006[1]. D’autre part, les pics de concentration saisonniers observés par temps chaud, ensoleillé et peu venteux, et principalement responsables des impacts sanitaires se sont raréfiés après 2009. En 2014, sur l’ensemble des stations de mesure de la qualité de l’air, le nombre total de jours comportant au moins un dépassement de la valeur cible pour la protection de la santé humaine q s'élevait à 16, alors qu'aucun dépassement du seuil d’information et du seuil d’alerte n'était observé.

Plus d’ozone à la campagne qu’en ville

Les concentrations de fond et les pics saisonniers sont plus élevés en zones rurales qu’en zones urbaines (voir carte ci-dessous) : les réactions de destruction d’O3 y sont réduites en raison de concentrations plus faibles en NO (trafic moindre) et plus élevées en COV (terpènes végétaux).

Surveillance et communication

Si les conditions météorologiques (peu de périodes prolongées de temps chaud très ensoleillé) ont sans doute favorisé le respect des normes, diverses mesures ont été prises en Wallonie pour réduire les émissions de gaz précurseurs d’O3 q à travers (i) le Plan air-climat (2008 - 2012) q q q auquel succède le Plan air climat énergie 2016 - 2022 (PACE)[2] qui définit des mesures à mettre en oeuvre à l’horizon 2022 et (ii) le Programme de réduction progressive des émissions de SO2, NOx, COV et NH3 q. Ces mesures portent leurs fruits vu les baisses d’émissions observées.
Par ailleurs, le Plan wallon forte chaleur et pics d’ozone q détermine les actions à mener à court terme pour réduire les effets sanitaires de l’exposition à l’O3. Centrées sur la communication, ces actions sont modulées en fonction des prévisions météo et des concentrations en O3 attendues et mesurées (phases de vigilance, d’avertissement et d’alerte).

Trois concentrations réglementaires (directive 2008/50/CE)[3] :

  • valeur cible : 120 µg/m3 pour le maximum journalier des moyennes sur 8 heures. Maximum 25 jours de dépassement par année civile, moyenne glissante calculée sur trois ans ;

  • seuil d’information : 180 µg/m3 en moyenne sur une heure ; en Wallonie, information du public, des acteurs de la santé et des médias lors d’un risque de dépassement ;

  • seuil d’alerte : 240 µg/m3 en moyenne sur une heure.

À noter que la ligne directrice de l’OMS(a) est de 100 µg/m3 en moyenne sur 8 heures.

 


[1] Les années 2003 et 2006 sont caractérisées par des étés propices à la formation d’O3.

[2] Voir le PACE q et l'indicateur relatif au PACE q

[3] Voir la directive 2008/50/CE q. Elle a été transposée en droit wallon par l’AGW du 15/07/2010. q

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