Découvrez nos indicateurs environnementaux

Bienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie



Couverture.pngL'environnement wallon en 10 infographies

Comment se porte l'environnement en Wallonie ? En quoi nos activités exercent-elles des pressions et entrainent-elles des dommages sur la qualité de l'air, de l'eau, des sols, des forêts et sur la biodiversité ? Quelles sont les réponses apportées pour y remédier ? Quelles améliorations sont observées ? Où en est-on par rapport aux objectifs poursuivis ? C'est à ces questions simples et importantes que cette publication tente d'apporter des réponses sous forme de 10 infographies commentées.

 

Télécharger la publication (pdf)    Consulter la publication en ligne    Commander une version imprimée

 

 

Cette publication vient compléter les 150 fiches d'indicateurs régulièrement mises à jour et disponibles via le menu "Indicateurs environnementaux". Ces indicateurs, à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettent de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes.

À propos

Intensités énergétiques régionale et sectorielles

Un indicateur d’efficacité énergétique

L’IE régionale est le rapport entre la consommation intérieure brute d’énergie q et le produit intérieur brut. À l’échelle des secteurs d’activité, l’IE est basée sur la consommation finale d’énergie plutôt que sur la consommation brute, étant donné notamment la difficulté de réaffecter aux différents secteurs les sources d’énergie primaires utilisées pour la production d’électricité. Par ailleurs, la variable socioéconomique utilisée est différente d’un secteur à l’autre pour plus de représentativité (valeur ajoutée brute (VAB), nombre d’emplois ou de ménages). Une baisse de l’IE signifie un gain d’efficience : l’économie ou le secteur consomme moins d’énergie par unité de valeur créée.

Intensité énergétique régionale élevée mais en baisse

L’IE de la Wallonie était de 167 tep/M€[1] en 2016, soit un niveau plus élevé que celui de la Belgique (147 tep/M€) ou de l’UE-28 (118 tep/M€). Ceci s’explique historiquement par la présence d’industries énergivores en Wallonie. Entre 1995 et 2016, l’IE wallonne a cependant chuté de manière importante (- 40 %, contre - 26 % pour la Belgique et - 32 % pour l’UE-28) à la fois grâce à une croissance du produit intérieur brut (PIB, + 38 %) et à une diminution de la consommation intérieure brute d’énergie (CIB, - 18 %). La baisse de l’IE wallonne s’est accentuée entre 2003 et 2015 (- 36 %), ce qui s’explique par le ralentissement de l’activité sidérurgique et plus globalement de l’activité industrielle q. L’amélioration de l’IE wallonne est également due à la tertiairisation de l’économie[2] et à une plus grande efficacité énergétique (investissements, changements technologiques…). Entre 2015 et 2016, l’intensité énergétique wallonne a cependant augmenté (+ 5,6 %), reflétant une CIB en hausse (+ 7,6 %)[3]

Tendances sectorielles

En 2016, les niveaux d’IE pour le secteur de l'industrie, le secteur tertiaire et les ménages étaient inférieurs aux niveaux de 1995[4]. Le secteur de l'industrie et les ménages ont enregistré les baisses de l'IE les plus importantes (respectivement - 64 % et - 27 %), leur consommation d’énergie étant en baisse sur la période (respectivement - 42 % et - 14 %) alors que la VAB du secteur de l’industrie (+ 62 %) et le nombre de ménages (+ 17 %) étaient en hausse. Pour le secteur tertiaire, l’IE est restée proche de son niveau de 1995 sur l’ensemble de la période. De plus, contrairement au secteur de l'industrie et aux ménages, la consommation d’énergie du secteur tertiaire était en croissance (+ 29 %), de manière moins prononcée cependant que le nombre d’emplois (+ 33 %), ce qui explique le léger gain d’efficience. À noter que pour les ménages et le secteur tertiaire, la majorité de l’énergie étant consommée pour des besoins de chauffage, les conditions climatiques expliquent certaines variations interannuelles.

Une baisse attendue

Si l’IE ne fait pas l’objet d’objectif chiffré au niveau wallon[5], les mesures favorisant une plus grande efficacité énergétique (notamment définies dans le Plan air climat énergie 2016 - 2022 (PACE)[6]) ainsi que les objectifs de baisse des consommations primaire et finale d’énergie (directive 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique telle que modifiée q) devraient mener à une amélioration de l’IE dans les années à venir.

 


[1] Tonne équivalent pétrole par million d'euros

[2] Ces modifications dans la structure de l’économie peuvent cependant mener à une hausse de l’énergie consommée indirectement via l’importation de produits, non pris en compte dans cet indicateur.

[3] La hausse de la CIB entre 2015 et 2016 est principalement due à une plus grande consommation de combustibles nucléaires suite au bon fonctionnement des trois réacteurs nucléaires de Tihange en 2016, contrairement à 2015 où deux réacteurs avaient connu des interruptions.

[4] Le découplage entre la consommation finale d’énergie et la variable socioéconomique de chaque secteur est présenté dans les fiches d’indicateurs "Consommation d’énergie de l’industrie" q, "Éco-efficience du secteur tertiaire" q et "Éco-efficience du secteur résidentiel" q.

[5] Des objectifs sectoriels basés sur le principe de l’IE existent dans les accords de branche q. 

[6] Voir le PACE q et la fiche d'indicateurs relative au PACE q

En savoir plus

* Rapport entre la consommation intérieure brute d'énergie et le produit intérieur brut
** Hors variations de prix
*** Tonne équivalent pétrole par million d'euros