Découvrez nos indicateurs environnementaux

 

Bienvenue sur le site de l'État de l'environnement wallon consacré à la synthèse et à la diffusion de l'information environnementale disponible en Wallonie. Chaque sujet traité est illustré par un ou plusieurs indicateurs accessibles via le menu "Découvrez nos indicateurs environnementaux". Ces indicateurs, à caractère environnemental, socioéconomique, administratif ou sanitaire, permettent de faire le point sur la situation et les performances environnementales de la Wallonie. Le site donne par ailleurs accès aux rapports sur l'état de l'environnement wallon, dont le Rapport sur l'état de l'environnement wallon 2017, ainsi qu'aux rapports relatifs aux études menées pour la collecte de nouvelles données, l'établissement ou la mise à jour d'indicateurs ou encore l'exploration de thématiques environnementales émergentes..

 

En Savoir Plus

Production d’eau de distribution

Les prélèvements évoluent assez peu

En 2016, selon les données du Service public de Wallonie (SPW - DGO3 - DEE), le volume total d’eau prélevé en Wallonie à des fins de distribution publique s’élevait à 390,1 millions de m³. Les volumes prélevés ont diminué d’environ 640 000 m3 par an en moyenne entre 1986 et 2016, soit une baisse de 4,9 % sur la période. La répartition des volumes extraits entre eaux de surface et eaux souterraines variait selon les années. En moyenne, 80 % des volumes (77,6 % en 2016) provenaient des eaux souterraines, celles-ci étant en général de meilleure qualité et potabilisables à moindre coût. En 2016, les principaux sites de production[1] d'eau de distribution à partir d’eau souterraine (volumes d’eau prélevés supérieurs à 10 millions de m3) étaient ceux de Modave (22,9 millions de m3), des galeries de Hesbaye (14,5 millions de m3), des batteries de puits de Nimy (10,9 millions de m3) et d'Ouffet (Néblon) (11,2 millions de m3)[2]. En 2016, 85,8 millions de m3 destinés à la distribution publique ont été produits par 5 sites de production d'eau à partir d'eau de surface : ceux de la Meuse à Tailfer (47,1 millions de m3), de la Vesdre à Eupen (16,8 millions de m3), de la Gileppe à Baelen (14,1 millions de m3), de l’Ourthe à Nisramont (6,3 millions de m3) et du Ry de Rome à Couvin (1,6 millions de m3). Lorsque le niveau des nappes n’est plus satisfaisant, comme c’est parfois le cas en période de sécheresse, les producteurs d’eau sont amenés à effectuer davantage de pompages en eaux de surface.

Les eaux wallonnes alimentent aussi Bruxelles et la Flandre

En 2016, selon les données d'AQUAWAL, plus des trois cinquièmes des prélèvements (62,0 %, soit 238,5 millions de m3) étaient effectués par des producteurs wallons[3] et le solde par des producteurs bruxellois (VIVAQUA, 34,9 %, soit 134,2 millions de m3) et flamand (FARYS, 2,6 %, soit 9,9 millions de m3). Pour des questions de facilité d'approvisionnement, 0,5 % étaient importés des régions voisines. Au final, 38,2 % des volumes d’eau produits en Wallonie étaient exportés vers les régions bruxelloise et flamande. Le solde, 61,7 %, soit 237,4 millions de m³, était utilisé pour la distribution d’eau potable en Wallonie q et se répartissait comme suit :

  • 40,7 %, soit 156,7 millions de m3, étaient enregistrés pour la consommation d’eau des usagés,
  • 21,0 %, soit 80,7 millions de m3, correspondaient aux volumes non enregistrés (non facturés). Il s'agit des volumes non comptabilisés par les compteurs d’eau (dysfonctionnement), des volumes utilisés par les services incendies et la protection civile, par les producteurs d'eau pour nettoyer leurs installations et des volumes perdus via des fuites dans le réseau. À l’heure actuelle, il n’est pas toujours possible de chiffrer les volumes correspondant à ces différents postes.

Stabilité de l'état du réseau d’eau potable

L’évaluation de l’état général du réseau wallon peut être réalisée de différentes manières. Le calcul de l'indice linéaire de perte en est une. Cet indice est le rapport entre les volumes non enregistrés (non facturés) et la longueur des conduites de production et de distribution d’eau (hors raccordement). Il fournit une indication du volume perdu sur un kilomètre de conduite en une journée. Plus cet indice est faible, meilleur est l’état du réseau. Les pertes correspondent aux volumes non enregistrés précités hors lavage[4]. En 2016, l’indice linéaire de perte wallon était estimé à 4,6 m³/(km.j)[5], contre 10,2 m³/(km.j) à Bruxelles(a). En 2015, il était estimé à 3,2 m³/(km.j) en Flandre(b). D'importants investissements[6] ont été consentis par le secteur des producteurs et des distributeurs d'eau pour renouveler les conduites et les raccordements en Wallonie. Ceux-ci ont permis de stabiliser l'état du réseau depuis 2005 sans pour autant diminuer les pertes.

Sécuriser l’approvisionnement en eau

Un Schéma régional des ressources en eau a été élaboré en Wallonie(c) afin d’anticiper certains problèmes d’approvisionnement en eau et de sécuriser l’accès de la population wallonne à l’eau potable q. Celui-ci a permis d’identifier les besoins wallons actuels et futurs en eau et d'évaluer l’importance des ressources disponibles. Il prévoit notamment la mise en œuvre de synergies entre les opérateurs et une plus grande utilisation des barrages dans l’alimentation en eau.

 


[1] Un site de production peut regrouper plusieurs captages.

[2] Ces sites de production comptaient pour 20 % de la production d'eau de distribution issue des eaux souterraines, le solde provenant de 76 sites de production de moins de 10 millions de m3.

[3] Au nombre de 49 au 01/01/2016

[4] Volumes d'eau utilisés par les producteurs d'eau pour nettoyer leurs installations

[5] D’après AQUAWAL

[6] 124 millions d’euros/an en moyenne entre 2012 et 2016

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