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Émissions de micropolluants

Dernière mise à jour  :  09 janvier 2018

Les micropolluants présents dans l’air ambiant sont essentiellement des éléments traces métalliques (ETM) et des composés organiques persistants. Vu leurs effets potentiellement toxiques sur la santé et les écosystèmes, leurs émissions atmosphériques doivent être réduites au maximum, dans le respect des protocoles d’accord conclus aux niveaux européen et international.

Les sources d’émissions

Selon les inventaires disponibles en Wallonie, les émissions atmosphériques d’ETM (Zn, Cu, Pb, Cr, Se, Ni, Hg, As et Cd) représentaient 50,7 t en 2014. Le secteur industriel (sidérurgie, traitement des métaux…) était la principale source d’émissions (25,1 t) suivie, dans une moindre mesure, du transport routier (14,8 t).

Les émissions de dioxines et furanes représentaient 10,7 g TEQ et celles d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)[1] 5,9 t. Elles étaient issues de phénomènes de combustion se produisant majoritairement dans le secteur résidentiel (chauffage). Le solde des émissions de HAP était principalement issu du secteur de l'énergie.

Les efforts de réduction portent leurs fruits

Globalement, les émissions d’ETM en Wallonie ont diminué de 80 % entre 1990 et 2014. Cette réduction s’explique par plusieurs facteurs : (i) la conjoncture économique et principalement la fermeture d’entreprises sidérurgiques, (ii) le contrôle accru des installations industrielles et la captation des fumées, (iii) les mesures d’abattement des particules (filtres à manches et/ou filtres à charbon actif) prises suite aux permis d’environnement pour les industries et producteurs d’énergie. Elle résulte également de la disparition de l’essence plombée et de l’abandon progressif du charbon (riche en ETM) au profit du gaz naturel q.

La baisse des émissions de HAP de 91 % observée entre 1990 et 2014 s’explique notamment par l’arrêt progressif des centrales au charbon, la fermeture des cokeries et des entreprises d’agglomérés, et l’installation de filtres plus performants.

La réduction des émissions de dioxines et de furanes (- 92 %) s’explique surtout par la mise en place de filtres à charbon actif sur les incinérateurs de déchets ménagers et d’un réseau de contrôle en continu des émissions de ces incinérateurs (normes plus sévères)[2].

Les outils réglementaires

La plupart des dispositions prises pour limiter les émissions de micropolluants découlent de la législation européenne (directive IED q : utilisation des meilleures techniques disponibles p. ex.) et des conventions internationales LRTAP q et de Stockholm q. Elles sont appliquées en Wallonie essentiellement via l’octroi et la révision des permis d’environnement. Des mesures sont également prévues dans le Plan air climat énergie 2016 - 2022[3].

 


[1] Hors activités industrielles d'imprégnation/préservation du bois

[2] AGW du 03/12/1998 q et http://environnement.wallonie.be/data/air/dioxines/index.htm

[3] Voir le PACE q et l'indicateur relatif au PACE q

Répartition sectorielle des émissions atmosphériques d’ETM*, de HAP**, de dioxines et de furanes en Wallonie (2014)

* Éléments traces métalliques
** Hydrocarbures aromatiques polycycliques (hors activités industrielles d'imprégnation/préservation du bois)
*** Militaire, aérien, par rail et par voie d’eau
**** Y compris les incinérateurs de déchets ménagers
***** Y compris le transport agricole


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en février 2016, données 2014 provisoires)

Évolution des émissions des principaux micropolluants atmosphériques en Wallonie

* Éléments traces métalliques
** Hydrocarbures aromatiques polycycliques (hors activités industrielles d'imprégnation/préservation du bois)


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en février 2016, données 2014 provisoires)

Répartition des émissions atmosphériques d'ETM* en Wallonie (2014)

* Éléments traces métalliques


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en février 2016, données 2014 provisoires)

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

En amélioration

Entre 1990 et 2014, les émissions d'ETM, dioxines, furanes et HAP ont respectivement diminué de 80 %, 92 % et 91 %. Ces diminutions sont liées à des facteurs conjoncturels et au renforcement des permis d’environnement en termes de limitation des émissions.