Consommation d'énergie primaire

Dernière mise à jour  :  12 mars 2018

Les impacts environnementaux de la production et de l’utilisation d’énergie dépendent des quantités d’énergie consommées, mais aussi du type de ressources employées (primaires ou secondaires, fossiles ou renouvelables). La connaissance des énergies utilisées directement ou après transformation en énergies secondaires permet de mieux comprendre les pressions environnementales (pollution atmosphérique p. ex.) qui en découlent.

Une consommation d’énergie primaire en baisse

En 2014, près de 70 % de l’énergie primaire[1] consommée était utilisée par les différents secteurs directement ou après transformation, le solde étant dissipé principalement sous forme de chaleur lors de la production d’électricité ou exporté une fois transformé en énergie secondaire. La consommation totale d’énergie primaire, qui était relativement stable depuis 1990, a diminué de plus de 20 % entre 2008 et 2014. Cette évolution est expliquée par les impacts de la crise économique de 2009 sur des secteurs énergivores, dont la sidérurgie, mais également par une augmentation du prix de l’énergie et une amélioration de l’efficacité énergétique de la part de certains secteurs industriels et des ménages q.

Moins de charbon et plus de renouvelable

En 2014, les produits pétroliers et le combustible nucléaire étaient les deux énergies les plus utilisées en Wallonie. À elles deux, elles représentaient plus de 60 % de la consommation d’énergie primaire. L’énergie nucléaire est utilisée pour la production d’électricité q tandis que les produits pétroliers sont utilisés principalement par le transport routier et le chauffage domestique. Les combustibles solides (hors bois) qui représentaient 25 % de la consommation d’énergie primaire en 1990 n’en représentaient plus que 3 % en 2014 suite aux restructurations successives dans le secteur de la sidérurgie, aux évolutions du secteur énergétique et aux fermetures des centrales thermiques au charbon. La consommation d’énergies renouvelables et la récupération d’énergie[2] ont été multipliées par 5 depuis 1990. Ces deux énergies ne représentaient cependant qu’un peu plus de 11 % de la consommation totale d’énergie primaire en 2014.

Des politiques axées sur l’efficacité énergétique et les énergies moins polluantes 

Le Gouvernement wallon souhaite renforcer les évolutions constatées ces dernières années en s’inscrivant dans la lignée du processus de transition énergétique défini au niveau européen[3] et de l’objectif belge de réduction de la consommation intérieure brute d’énergie de 18 % à l’horizon 2020[4]. Ainsi, le Plan Marshall 4.0 q et le Plan air climat énergie 2016 - 2022 q visent, d’une part, une baisse des consommations grâce à une meilleure maîtrise de l’énergie et, d’autre part, encouragent les énergies moins polluantes en général et les énergies renouvelables en particulier, que ce soit dans le secteur de la transformation d’énergie ou pour les énergies directement utilisées par les différents secteurs.

 


[1] Sources d’énergie disponibles dans la nature avant transformation, y compris les produits pétroliers (carburants et mazout de chauffage)

[2] Issue de la fraction non renouvelable des déchets

[3] Paquet sur le climat et l’énergie à l’horizon 2020 q, Cadre pour le climat et l’énergie à l’horizon 2030, Paquet “Union de l’énergie"

[4] Objectif assumé conjointement par les trois Régions dans le cadre de la directive 2012/27/UE q

Consommation d’énergie primaire par utilisation en Wallonie (2014)

* Y compris produits pétroliers (carburants et mazout de chauffage)

REEW - Source : SPW - DGO4 - DEBD (bilan énergétique 2014)

Composition de la consommation d’énergie primaire en Wallonie

* Issue de la fraction non renouvelable des déchets

** Sur base de la production potentielle de chaleur


REEW - Source : SPW - DGO4 - DEBD (bilans énergétiques)

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

En amélioration

Entre 2000 et 2014 la consommation d’énergie primaire a baissé de 23 %. Par ailleurs, le mix énergétique qui la compose a évolué positivement : progression des sources d’énergie renouvelables et de la récupération d’énergie et baisse des combustibles solides (hors bois).