Émissions de gaz à effet de serre

Dernière mise à jour  :  16 janvier 2018

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et compte tenu des objectifs européens et internationaux, la Wallonie s’est engagée à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) des secteurs non industriels, selon une trajectoire linéaire démarrant en 2013 et aboutissant en 2020 à une réduction des émissions de 14,7 % par rapport à 2005. Pour le secteur industriel, l'objectif européen de réduction est de 21 % par rapport à 2005.

Le CO2 comme principal GES

En 2014, la Wallonie a émis dans l’atmosphère environ 35 506 kt éq CO2 de GES[1], dont 81 % sous forme de CO2 et le solde sous forme de N2O (8 %), de CH4 (8 %) et de gaz fluorés (3 %). Les émissions wallonnes représentaient 31 % des émissions belges de GES(a). Avec 9,9 t éq CO2 émises par habitant, la Wallonie dépassait la moyenne européenne[2] (8,4 t éq CO2/hab). Les principales sources d’émissions sont l’industrie, le transport routier, l’agriculture et le secteur résidentiel.

Réduction marquée des émissions en 2014

Entre 1990 et 2014, les émissions de GES ont diminué de 36,6 % grâce à des réductions marquées dans les secteurs de l’énergie (- 65 %) (utilisation accrue de gaz naturel et de biomasse) et de l’industrie (- 57 %) (accords de branche q, changement de combustibles, amélioration des procédés, fermetures dans la sidérurgie…) et ce, malgré l’augmentation importante des émissions du transport routier (+ 28 %) (augmentation du nombre de voitures et des km parcourus). La baisse de 3,6 % entre 2013 et 2014 est principalement liée à l’hiver très doux de 2014 qui a induit une diminution des émissions liées au chauffage de 18 %.

Un futur toujours incertain

Les émissions des secteurs non-ETS[3] de 2013 et 2014 sont inférieures aux budgets définis selon la trajectoire linéaire de réduction de 14,7 % en 2020 par rapport à 2005[4].

Les objectifs de réduction des secteurs industriels (ETS)[5] sont gérés au niveau européen, avec un objectif moyen européen de – 21 % en 2020 par rapport à 2005 q.

Les objectifs fixés pour la Belgique dans le cadre 2013 - 2020 du Protocole de Kyoto[6] seront en pratique atteints via le respect des objectifs européens ETS et non-ETS.

Par ailleurs, dans le cadre de son décret “climat” du 20/02/2014 q, la Wallonie a prévu de réduire ses émissions par rapport à 1990 de 30 % d’ici 2020 et de 80 à 95 % d’ici 2050. Ce décret fixe les objectifs de réduction des émissions de GES et prévoit l’élaboration de “budgets” d’émission et d’un Plan air climat énergie (PACE).

Le respect des objectifs en 2013 et 2014 ne permet pas de préjuger de l’atteinte de l’objectif wallon en 2020. Le respect des engagements européens pour 2020 nécessitera probablement des mesures supplémentaires dans les secteurs non industriels comme le transport et le résidentiel. Le Plan air climat énergie 2016 - 2022 (PACE)[7] définit différentes mesures à mettre en œuvre à l’horizon 2022.

Dans le cadre de l’Accord de Paris q sur le climat et de l’élaboration du Plan énergie climat 2030, de nouvelles projections à l’horizon 2030 sont actuellement en préparation afin de mieux cerner les mesures à envisager.

 


[1] Hors CO2 issu de la biomasse et du secteur forestier

[2] EU-28

[3] Secteurs non concernés par l’emission trading scheme (ETS) : transport, résidentiel, agriculture, déchets...

[4] Décision n°406/2009/CE q et Accord politique sur le Burden Sharing intra-belge du 04/12/2015 q

[5] En Wallonie, le secteur ETS inclut ± 90 % des émissions des secteurs de l’industrie et de la production d’électricité.

[6] Voir le Protocole de Kyoto q et l'Amendement de Doha au Protocole de Kyoto q

[7] Voir le PACE q et l'indicateur relatif au PACE q

Émissions atmosphériques de gaz à effet de serre en Wallonie, comparaison à l'objectif européen

* Emission trading scheme


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en juin 2016, données 2014 provisoires)

Émissions atmosphériques de gaz à effet de serre en Wallonie, par secteur d'activité

* Hors CO2 issu de la biomasse et du secteur forestier
** Centrales de production d'électricité (hors industries, hors incinérateurs de déchets), cokeries et transport de gaz


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en juin 2016, données 2014 provisoires)

Émissions atmosphériques de gaz à effet de serre en Wallonie (2014)

* Hors CO2 issu de la biomasse et du secteur forestier
**  Centrales de production d’électricité (hors industries, hors incinérateurs de déchets), cokeries et transport de gaz
*** Y compris les incinérateurs de déchets ménagers
****  Militaire, aérien (vols domestiques), par rail et par voie d’eau,  activités multimodales, entretien des forêts et des parcs


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en juin 2016, données 2014 provisoires)

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Évaluation

Légèrement défavorable
  • Référentiel : Accord politique sur le Burden Sharing intra-belge du 04/12/2015q (décision n°406/2009/CE) q
  • En Wallonie, les émissions des secteurs non-ETS[3] de 2013 et 2014 sont inférieures aux budgets d’émissions définis selon la trajectoire linéaire de réduction des émissions de 14,7 % en 2020 par rapport à 2005. Ces résultats s’expliquent surtout par des facteurs conjoncturels.
  • À noter qu’en 2014, la Wallonie a émis 35 506 kt éq CO2 de GES (- 36,6 % par rapport aux émissions de 1990). L’objectif pour la Belgique dans le cadre de l’Amendement de Doha au Protocole de Kyoto[6] est de réduire les émissions de 20 % en 2020 par rapport à l’année de référence (1990).
En amélioration

Entre 1990 et 2014, les émissions de GES ont diminué de 36,6 %.