Demande en transport de personnes

Dernière mise à jour  :  12 mars 2018

La mobilité des personnes entraîne diverses pressions sur l’environnement (consommation d’énergie q, pollution atmosphérique q, bruit[1]…) dont l’intensité dépend notamment de la longueur et de la fréquence des trajets ainsi que des modes de transport utilisés.

Augmentation de la demande

Entre 1990 et 2000, la croissance de la demande en transport[2]  (+ 23 %) a été plus importante que celle de la population (+ 3 %). Cette baisse d’éco-efficience témoigne de la dispersion de l’habitat wallon et de l’évolution des modes de vie : diminution de la taille des ménages, diversification des activités (loisirs, tourisme) liée à un accroissement du temps moyen disponible… Entre 2000 et 2013, l’évolution était plus contrastée, principalement pour le transport routier qui a augmenté de manière moins importante que la demande totale en transport, ce qui a entraîné une baisse de sa part modale q. Par ailleurs, entre 2008 et 2013, la possession des véhicules était découplée de leur utilisation, le parc automobile augmentant plus vite que le nombre de voyageurs-kilomètres effectués sur la route. Cette évolution signifie que, malgré une croissance du nombre de véhicules, les ménages ont tendance à recourir de manière moins systématique à la voiture, notamment en favorisant l’utilisation de modes de transport alternatifs ou en modifiant leurs habitudes de déplacements (covoiturage, télétravail…).

Croissance du trafic aérien

Les mouvements de passagers dans les aéroports régionaux wallons sont en forte hausse, particulièrement à Charleroi où le nombre de passagers est passé de 255 000 en 2000 à près de 7 millions en 2015. L’aéroport continue à diversifier son offre et à étendre ses infrastructures (Terminal 2, projet d’allongement de la piste…). Cette évolution marquée est liée à la démocratisation du transport aérien avec le développement des compagnies à bas prix (low cost). Ce mode de transport bénéficie en outre d’une exemption de taxation pour son combustible, le kérosène, et de l’inexistence d’objectifs de réduction des émissions de polluants atmosphériques.

Gestion de la demande en transport

Le transport de personnes en Wallonie (voy-km) devrait augmenter de 11 % entre 2012 et 2030(a). Dans ce contexte, le Plan air climat énergie 2016 - 2022 q, outre des actions axées sur le report modal q ou une diminution des émissions q, prévoit des mesures spécifiques visant à rationaliser la demande en transport à travers le développement du télétravail ou en agissant sur l’aménagement du territoire pour rapprocher les pôles urbains et économiques.

 


[1] Voir les indicateurs relatifs à l’exposition au bruit du trafic routier q, ferroviaire q, aérien q et l'indicateur relatif à l'exposition au bruit en agglomération q.

[2] Transport par route et par rail, exprimé en voy-km

Transport de personnes en Wallonie (transport international compris)

* Dernière année disponible pour le transport ferroviaire


REEW - Sources : SPF Mobilité et Transports ; IWEPS ; SPW-DGO2 ; SPF Économie - DG Statistique

Transport aérien de passagers en Wallonie

REEW - Source : SPW-DGO2

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Évaluation

Défavorable
  • Référentiel : principe de découplage
  • Entre 1990 et 2009 la population wallonne a augmenté de 7 % alors que la demande en transport de personnes (tous modes) a augmenté de 39 %.
En détérioration

Entre 1990 et 2009, la demande en transport de personnes (tous modes) a augmenté plus vite que la population.