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Artificialisation du territoire

Dernière mise à jour  :  11 janvier 2018

La construction de bâtiments, d’infrastructures et d’équipements entraîne une artificialisation du territoire avec des conséquences environnementales multiples : perte de ressources naturelles et agricoles, imperméabilisation des sols, perturbation du cycle naturel de l’eau, fragmentation des habitats naturels…

Progression de l’artificialisation

En 2015, les terrains artificialisés[1] occupaient au minimum[2] 1 756 km2 (soit au moins 10,4 % du territoire wallon), contre 1 260 km2 en 1985. En 30 ans, les terrains artificialisés ont donc progressé de 39,3 %, ce qui correspond à une croissance moyenne de 16,5 km2/an. L’artificialisation a été maximale au cours des années ‘90 (en moyenne, 19,7 km2/an entre 1990 et 2000) et suit une tendance globalement décroissante depuis le début des années 2000 : en moyenne, 15,9 km2/an entre 2000 et 2010, et 12,7 km2/an entre 2010 et 2015. La progression de l’artificialisation est répartie sur l’ensemble du territoire.

Croissance surtout liée à l’expansion du résidentiel

Depuis 1985, l’artificialisation du territoire résulte essentiellement de l’expansion du résidentiel q, dont la superficie est passée de 723 km2 à 1 060 km2 (soit une augmentation de 46,6 %). L’accroissement des superficies dédiées aux terrains à usage industriel et artisanal et aux terrains occupés par des services publics et équipements communautaires a également contribué à la progression de l’artificialisation, mais dans une moindre mesure (augmentation respective de 48 km2 et 42 km2).

Vers des objectifs chiffrés de réduction d’artificialisation ?

Pour atteindre une artificialisation nulle en 2050 (no net land take q), la Wallonie devrait adopter des objectifs chiffrés d’artificialisation contraignants, au risque de voir l’utilisation durable du territoire reléguée à un second plan par rapport à d’autres intérêts. Le Schéma de développement de l’espace régional (SDER) q de 1999, actuellement en vigueur[3], préconise de lutter contre la dispersion de l’habitat, de densifier les zones destinées à l’urbanisation, de recycler les terrains actuellement à l’abandon et de protéger les ressources naturelles du sol et du sous-sol. Ce document fait présentement l’objet d’une révision. Inscrit dans le Code du développement territorial (CoDT)  q, il s’appellera dorénavant Schéma de développement du territoire (SDT). Cette révision du SDER q représente une opportunité pour la Wallonie de poser les jalons d’une politique de développement territorial durable.

 


[1] Surfaces retirées de leur état naturel, forestier ou agricole, qu’elles soient bâties ou non et qu’elles soient revêtues ou non.

[2] Les terrains de nature inconnue et/ou non cadastrés, qui représentaient 4,9 % du territoire wallon en 2015, ne sont pas considérés ici comme des terrains artificialisés. Or ils comprennent des parties artificialisées (voiries, voies ferrées…).

[3] Au 11/07/2017

Superficie des terrains artificialisés en Wallonie

REEW - Sources : SPF Finances - AGDP (base de données Bodem/Sol) ; SPF Économie - DG Statistique/Calculs IWEPS sur base de la nomenclature IWEPS/DGO3/CPDT (2008)

Évolution des terrains artificialisés (2002 - 2015)

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REEW – Sources : SPF Finances - AGDP (base de données Bodem/Sol) / Calculs IWEPS sur base de la nomenclature IWEPS/DGO3/CPDT (2008)

Principales utilisations du territoire (2015)

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* Catégorie reprenant également la nature cadastrale “terrains militaires”, bien que ces terrains incluent à la fois des terrains artificialisés (pistes d’atterrissage, parkings…) et des terrains non artificialisés (bois…). Cependant, les données de la matrice cadastrale ne permettent pas de faire cette distinction.


REEW – Sources : SPF Finances - AGDP - CadMap et matrice cadastrale au 01/01/2015 / Calculs IWEPS, 2016

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

Globalement stable

Entre 1985 et 2015, l’artificialisation du territoire a progressé de 39,3 %, soit, en moyenne, + 16,5 km2/an. Après avoir connu un pic entre 1990 et 2000 (en moyenne, 19,7 km2/an), l’artificialisation est entrée dans un certain ralentissement depuis le début des années 2000 (en moyenne, 14,9 km2/an entre 2000 et 2015) et a retrouvé approximativement le niveau de 1985 - 1990 (en moyenne, 15,2 km2/an). Ceci équivaut à une stagnation des pressions annuelles exercées sur le territoire.