Production de nouveaux logements

Dernière mise à jour  :  11 janvier 2018

À partir des données relatives aux permis de bâtir, il est possible de mettre en évidence les tendances en matière de création de logements et de type de constructions résidentielles. D’une façon générale, les immeubles à appartements ont en effet un impact environnemental plus faible que les maisons unifamiliales, particulièrement en raison de leur moindre consommation en ressource foncière. Le niveau de performance énergétique des bâtiments (PEB) influence lui aussi l’impact environnemental de tout nouveau logement.

Proportionnellement plus d’appartements que de maisons unifamiliales en 2015

En 2015, 11 355 nouveaux logements[1] étaient autorisés dans de nouvelles constructions en Wallonie, soit une réduction de 20 % par rapport à 2005 (14 269 nouveaux logements autorisés). Cette diminution s’explique par la chute du nombre de maisons unifamiliales 4 façades autorisées, qui sont passées de 6 556 à 3 705. Le nombre d’appartements autorisés s’élevait quant à lui à 5 956 en 2015, un chiffre globalement stable depuis 2005. Les appartements représentaient ainsi environ 52 % des nouveaux logements autorisés en 2015 (environ 42 % en 2005). La part des permis délivrés pour des maisons mitoyennes et semi-mitoyennes a également augmenté. En 2005, le nombre de maisons 4 façades autorisées était environ 4 fois plus élevé que celui des maisons 2 et 3 façades ; en 2015, ce rapport était proche de 2.

De fortes disparités existent entre les communes wallonnes. Ainsi, sur la période 2011 - 2015, plusieurs communes urbaines et leur agglomération présentaient des taux d’autorisation pour appartements particulièrement élevés (> 61 %), alors que dans de nombreuses communes rurales, la part des permis délivrés pour des appartements restait faible.

Les performances énergétiques des logements neufs[2] en amélioration

En 2016[3], 70,7 % des logements neufs finalisés présentaient un niveau de PEB équivalent à un label B[4]. Le solde était quasi exclusivement constitué de logements caractérisés par des performances énergétiques supérieures. En comparaison, le parc immobilier wallon d’avant mai 2010 présentait seulement 1 % de bâtiments avec un label A, A+ ou A++, 9 % avec un label B, 14 % avec un label C, 15 % avec un label D, 15 % avec un label E, 15 % avec un label F et 31 % avec un label G[5].

Entre 2012 et 2016, le niveau de PEB des logements neufs tendait à s’améliorer, avec une diminution de la part des logements B au profit des logements A, qui sont passés de 13,2 % en 2012 à 26,6 % en 2016[3]. La part de logements neufs A+ et A++ était quant à elle relativement stable sur la période (2,4 % et 0,2 %, respectivement, en 2016[3]). À l’avenir, cette tendance devrait s’accentuer, étant donné le renforcement progressif des exigences PEB q q q. Ainsi, le nearly zero energy building (NZEB) ou bâtiment ″quasi zero énergie″ (label A) sera d’application pour toute demande de permis d’urbanisme déposée à partir du 1er janvier 2021[6].

 


[1] Les nouvelles constructions du secteur résidentiel comprennent les bâtiments à 1 logement (maisons 2, 3 ou 4 façades) et les bâtiments à plusieurs logements ou immeubles à appartements.

[2] Sur base de la déclaration PEB finale

[3] Données partielles, relatives au 1er semestre 2016

[4] À partir de mai 2010, le label B est devenu obligatoire pour toute nouvelle demande de permis.

[5] Données au 25/07/2016, estimation sur base des certificats PEB établis lors des transactions de vente/location

[6] Plus d’info sur http://energie.wallonie.be

Production de nouveaux logements en Wallonie

REEW - Source : SPF Économie - DG Statistique

Production de nouveaux logements (carte)

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REEW - Source : SPF Économie - DG Statistique

Performances énergétiques des nouveaux logements en Wallonie

* Données partielles (1er semestre 2016)


REEW - Source : SPW - DGO4 - DEBD

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

En amélioration

Le nombre total de nouveaux bâtiments autorisés est passé de 9 012 en 2005 à 6 184 en 2015, principalement en raison de la réduction du nombre de maisons 4 façades autorisées. La part des appartements et des maisons 2 et 3 façades dans la production de nouveaux logements s’est donc accrue. Ceci correspond à une diminution des pressions annuelles exercées sur le territoire.