Intensité énergétique régionale et sectorielle

Dernière mise à jour  :  15 janvier 2018

Toute activité économique consomme de l’énergie (fonctionnement des infrastructures, procédés industriels, transport…). L’efficacité avec laquelle l’énergie est utilisée peut être mesurée en comparant la consommation d’énergie avec une variable socioéconomique représentative : c’est l’intensité énergétique (IE). L’IE peut être calculée à l’échelle d’un territoire (tous types d’activités confondus) ou par secteur d’activité économique.

Un indicateur d’efficacité énergétique

L’IE régionale est le rapport entre la consommation intérieure brute d’énergie q et le produit intérieur brut. À l’échelle des secteurs d’activité, l’IE est basée sur la consommation finale d’énergie, étant donné notamment la difficulté de réaffecter aux différents secteurs les sources d’énergie primaires utilisées pour la production d’électricité. Par ailleurs, la variable socioéconomique utilisée est différente d’un secteur à l’autre pour plus de représentativité (valeur ajoutée brute (VAB), nombre d’emplois ou de ménages). Une baisse de l’IE signifie un gain d’efficience : l’économie ou le secteur consomme moins d’énergie par unité de valeur créée.

Intensité énergétique régionale élevée mais en baisse

Au niveau agrégé, l’IE de la Wallonie était de 182 tep[1]/M€ en 2014, un niveau plus élevé que celui de la Belgique ou de l’UE-28[2]. L’importance de l’indice s’explique historiquement par la présence d’industries énergivores en Wallonie. L’IE wallonne a cependant chuté de manière importante depuis 1995 (- 41 %) et en particulier entre 2005 et 2014 (- 28 %), ce qui s’explique par le ralentissement de l’activité sidérurgique et plus globalement industrielle q. Outre la restructuration de ce secteur, l’amélioration de l’IE wallonne est également due à la tertiairisation q de l’économie et à une plus grande efficacité énergétique (investissements, changements technologiques…).

Tendances sectorielles

Le niveau de l’IE en 2014 pour les secteurs de l’industrie, du tertiaire et des ménages était inférieur au niveau initial de 1995. L’industrie q et les ménages q ont enregistré les gains d’efficience les plus importants, leur consommation d’énergie étant en baisse sur la période (respectivement - 44 % et - 21 %) alors que la VAB de l’industrie (+ 51 %) et le nombre de ménages (+ 16 %) sont en hausse. Pour le secteur tertiaire q, l’IE reste proche de son niveau de 1995 sur l’ensemble de la période. De plus, contrairement aux deux autres secteurs, la consommation d’énergie du tertiaire est en croissance (+ 20 %), de manière moins prononcée cependant que le nombre d’emplois (+ 29 %), ce qui explique le léger gain d’efficience. À noter que pour le secteur des ménages et du tertiaire, la majorité de l’énergie étant consommée pour des besoins de chauffage, les conditions climatiques expliquent certaines variations interannuelles.

Une baisse attendue

Si l’IE ne fait pas l’objet d’objectif chiffré au niveau wallon[3], les mesures favorisant une plus grande efficacité énergétique (notamment définies dans le Plan air climat énergie 2016 - 2022 q) ainsi que les objectifs de baisse de la consommation intérieure brute d’énergie et des ventes d’énergie (directive 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique q) devraient mener à une amélioration de l’IE dans les années à venir.

 


[1] Tonne équivalent pétrole

[2] Respectivement 154 et 129 tep/M€

[3] Des objectifs sectoriels basés sur le principe de l’IE existent dans les accords de branche. q

Intensité énergétique* primaire de la Wallonie

* Consommation intérieure brute/produit intérieur brut
** Hors variations de prix


REEW - Sources : SPW - DGO4 - DEBD (bilans énergétiques) ; BFP, IBSA, IWEPS, SVR (modèle HERMREG)
 

Intensités énergétiques sectorielles en Wallonie

* Consommation finale d’énergie/nombre d’emplois
** Consommation finale d’énergie/nombre de ménages privés
*** Consommation finale d’énergie/valeur ajoutée brute (hors variations de prix)


REEW - Sources : SPW - DGO4 - DEBD (bilans énergétiques) ; BFP, IBSA, IWEPS, SVR (modèle HERMREG) ; SPF Économie - DG Statistique

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

En amélioration

Les IE régionales et sectorielles ont baissé entre 1995 et 2014. IE wallonne : - 41 % ; IE du secteur de l’industrie : - 63 % ; IE des ménages : - 32 % ; IE du secteur tertiaire : - 7 %.