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Débits des principaux cours d’eau

Dernière mise à jour  :  17 décembre 2018

La fluctuation des débits influence l’état écologique et chimique des cours d’eau (concentration des polluants et faible oxygénation de l’eau en période d’étiage p. ex.). La mesure des débits est nécessaire, non seulement dans le cadre de la gestion des inondations et des étiages, mais aussi vis-à-vis des objectifs qualitatifs fixés par la directive-cadre sur l’eau 2000/60/CE q.

Les réseaux de suivi de débit en Wallonie

Deux réseaux de mesures complémentaires coexistent sur les cours d’eau wallons : (i) le réseau AQUALIM[1], sur les cours d’eau naturels non navigables, (ii) le réseau WACONDAH[2], sur les cours d’eau navigables, les canaux, les réservoirs, les cours d’eau influencés par des ouvrages de régulation et certaines grandes rivières naturelles.

Des débits très contrastés

En 2017, les débits médians[3] des principaux cours d’eau wallons étaient compris entre 0,8 m3/s sur la Gette et 67,5 m3/s sur la Meuse moyenne, reflétant la diversité de taille des bassins versants. Les débits caractéristiques d’étiage[4] étaient quant à eux compris entre 0,4 m3/s sur l’Our et 31,7 m3/s sur la Meuse moyenne. Ils étaient de 1,5 à 5,9 fois plus faibles que les débits médians. Les débits caractéristiques de crue[5] évoluaient entre 2,0 m3/s sur la Gette et 709,0 m3/s sur la Basse Meuse. Ils étaient entre 2,3 et 13,5 fois supérieurs aux débits médians. L'année 2017 était caractérisée par des débits médians faibles, proches de ceux mesurés en 2011. Ces faibles débits sont la conséquence du déficit pluviométrique observé sur la période 2013 - 2017, excepté en 2016.

Sur la période 2000 - 2017, les débits médians annuels de la Basse Meuse (soit à sa sortie de Wallonie) variaient entre 38,0 m3/s en 2011 et 247,3 m3/s en 2001. Pour les autres cours d'eau du bassin hydrographique de la Meuse, les débits médians annuels étaient globalement stables et variaient entre 3,0 m3/s (Sambre en 2017) et 50,6 m3/s (Ourthe en 2001). Sur la période 2000 - 2017, les débits médians annuels de l’Escaut (sortie) variaient entre 16,0 m3/s en 2017 et 46,2 m3/s en 2001. Pour les autres cours d'eau du bassin hydrographique de l'Escaut, les débits médians annuels étaient aussi globalement stables et variaient entre 0,8 m3/s (Gette en 2006 et 2011) et 8,0 m3/s (Haine en 2002). 

Trois  types de facteurs sont responsables de la variabilité des débits  des cours d’eau : les aléas climatiques (durée et intensité des précipitations…), les caractéristiques des rivières et de leurs bassins versants (topographie, types de sols et de sous-sols, forme…) et certaines activités humaines (imperméabilisation, navigation, prélèvements en eau, barrages…). Le facteur prépondérant est le régime des précipitations.

Prévenir et gérer les périodes de crises

La Wallonie est soucieuse de maintenir un débit écologique minimum dans ses cours d’eau, via notamment les autorisations de prises d’eau et les permis d’environnement qu’elle délivre. Les deuxièmes Plans de gestion des districts hydrographiques q prévoient de recourir à des mesures complémentaires si les cours d’eau ne parviennent pas à atteindre le bon état écologique en raison de prélèvements trop importants. Dans ce cas, la Wallonie envisage de fixer un volume journalier maximum de prélèvement, de revoir les permis et les autorisations ou encore de renforcer les contrôles. D'autre part, les Plans de gestion des risques d’inondation q comportent des objectifs opérationnels visant notamment à limiter l’impact négatif des inondations dues aux crues, à améliorer la connaissance des débits et à gérer les crises. En période de crue ou d’étiage, le service responsable de la gestion hydrologique intégrée[2] diffuse les alertes et prévisions hydrologiques sur l’ensemble du territoire wallon au Centre régional de crise qui les transmet aux autorités compétentes[6]. Les prévisions hydrologiques sont basées sur les observations issues des réseaux de mesures[1] [2] de la Wallonie et des régions frontalières ainsi que sur des modèles de prévisions.

 


[1] Réseau de mesure géré par le SPW - DGO3. Plus d’informations sur : http://aqualim.environnement.wallonie.be

[2] Réseau de mesure géré par le SPW - DGO2. Plus d’informations sur : 
http://voies-hydrauliques.wallonie.be/opencms/opencms/fr/hydro/sethy.html 

[3] Débit journalier qui est dépassé 6 mois par an. Il caractérise la situation annuelle.

[4] Débit journalier qui n’est pas atteint 10 jours par an

[5] Débit journalier qui est dépassé 10 jours par an

[6] Communes, Provinces, Gouvernement wallon, SPF Intérieur - DG Centre de crise

 

Débit médian (DM), débit caractéristique d’étiage (DCE) et débit caractéristique de crue (DCC) des principaux cours d’eau de Wallonie (2017)

Bassin hydrographique Cours d'eau Surface du bassin versant
(km2)
DM
(m3/s)
DCE
(m3/s)
DCC
(m3/s)
Meuse Basse Meuse 20 440 64,0 17,1 709,0
  Meuse moyenne 15 644 67,5 31,7 588,7
  Haute Meuse 10 374 49,5 21,8 452,9
  Ourthe 3 613 26,2 8,3 177,2
  Sambre (exutoire) 2 847 9,5 4,8 70,2
  Lesse 1 339 5,4 1,7 69,1
  Semois 1 270 8,9 2,0 99,4
  Sambre (entrée) 1 179 3,0 1,3 40,7
  Amblève 1 076 10,7 2,5 64,1
  Chiers 965 6,4 3,3 35,7
  Vesdre 699 5,6 2,5 37,9
Escaut Escaut (sortie) 5 423 16,0 7,8 55,4
  Escaut (entrée) 4 652 13,7 6,7 47,6
  Dendre 856 2,4 1,0 18,5
  Haine 833 3,3 1,9 12,0
  Dyle 435 2,4 1,6 5,6
  Senne 361 1,0 0,6 9,8
  Gette 178 0,8 0,5 2,0
Rhin Our 406 2,4 0,4 28,2

 

REEW – Sources : SPW - DGO2 - DEAG ; SPW - DGO3 - DRCE

Débits médians annuels des principaux cours d’eau des bassins hydrographiques de la Meuse et du Rhin et précipitations moyennes annuelles à Uccle

 

REEW – Sources : SPW - DGO2 - DEAG ; SPW - DGO3 - DRCE ; IRM

Débits médians annuels des principaux cours d’eau du bassin hydrographique de l'Escaut et précipitations moyennes annuelles à Uccle

REEW – Sources : SPW - DGO2 - DEAG ; SPW - DGO3 - DRCE ; IRM

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

Évaluation non pertinente

Les variations interannuelles de débits sont essentiellement liées aux précipitations.