Débits des principaux cours d’eau

Dernière mise à jour  :  11 janvier 2018

La fluctuation des débits influence l’état écologique et chimique des cours d’eau (concentration des polluants et faible oxygénation de l’eau en période d’étiage p.ex.). La mesure des débits est nécessaire, non seulement dans le cadre de la gestion des inondations et des étiages, mais aussi vis-à-vis des objectifs qualitatifs fixés par la directive-cadre européenne sur l’eau 2000/60/CE q.

Les réseaux de suivi de débit en Wallonie

Deux réseaux de mesures complémentaires coexistent sur les rivières wallonnes : (i) le réseau AQUALIM[1], sur les cours d’eau naturels non navigables, (ii) le réseau WACONDAH[2], sur les cours d’eau navigables, les canaux, les réservoirs, les cours d’eau influencés par des ouvrages de régulation et certaines grandes rivières naturelles.

Des débits très contrastés, sans tendance apparente

En 2015, les débits médians[3] des principaux cours d’eau wallons étaient compris entre 1,4 m3/s sur la Senne et 140,7 m3/s sur la Basse Meuse. Les débits caractéristiques d’étiage[4] étaient quant à eux compris entre 0,4 m3/s sur l’Our et 44,8 m3/s sur la Meuse moyenne. Ils étaient entre 1,4 à 5,7 fois plus faibles que les débits médians. Les débits caractéristiques de crue[5] évoluaient entre 7,1 m3/s sur la Dyle et 732,3 m3/s sur la Basse Meuse. Ils étaient entre 2,5 et 11 fois supérieurs aux débits médians. Trois  types de facteurs sont responsables de la variabilité interannuelle des débits  des cours d’eau : les aléas climatiques (durée et intensité des précipitations…), les caractéristiques des rivières et de leurs bassins versants (topographie, types de sols et de sous-sols, forme…) et certaines activités humaines (imperméabilisation, navigation, prélèvements en eau, barrages…). Le facteur prépondérant est le régime des précipitations.

Prévenir et gérer les périodes de crises

La Wallonie est soucieuse de maintenir un débit écologique  minimum dans ses cours d’eau, via notamment les autorisations  de prises d’eau et les permis d’environnement qu’elle  délivre. Les deuxièmes Plans de gestion des districts hydrographiques q prévoient de recourir à des mesures complémentaires si les cours d’eau ne parviennent pas à atteindre le  bon état écologique en raison de prélèvements trop importants. Dans ce cas, la Wallonie envisage de fixer un volume journalier maximum de prélèvement, de revoir les permis et les autorisations ou encore de renforcer les contrôles. Les Plans de gestion des risques d’inondation q comportent des objectifs opérationnels visant notamment à limiter l’impact négatif des inondations dues aux crues, à améliorer la connaissance des débits et à gérer les crises. En période de crue ou d’étiage, le service responsable de la gestion hydrologique intégrée[2] diffuse les alarmes et prévisions hydrologiques sur l’ensemble du territoire wallon au Centre régional de crise qui les transmet aux autorités compétentes[6]. Les prévisions hydrologiques sont basées sur les observations issues des réseaux de mesures[1][2] de la Wallonie et des régions frontalières ainsi que sur des modèles de prévisions.

 


[1] Réseau de mesure géré par la DGO3. Plus d’info sur : http://aqualim.environnement.wallonie.be

[2] Réseau de mesure géré par la DGO2. Plus d’info sur : http://voies-hydrauliques.wallonie.be

[3] Débit journalier qui est dépassé 6 mois par an. Il caractérise l’évolution annuelle.

[4] Débit journalier qui n’est pas atteint 10 jours par an

[5] Débit journalier qui est dépassé 10 jours par an

[6] Communes, Provinces, Gouvernement wallon, SPF Intérieur – Centre gouvernemental de coordination et de crise

 

Débit médian annuel (DM), débit caractéristique d’étiage (DCE) et débit caractéristique de crue (DCC) des principaux cours d’eau de Wallonie (2015)

Cours d'eau Surface du bassin versant (km2) DM
(m3/s)
DCE
(m3/s)
DCC
(m3/s)
Basse Meuse 20 440 140,7 34,4 732,3
Meuse moyenne 15 644 134,5 44,8 626,3
Haute Meuse 10 374 95,2 25,7 405,6
Ourthe 3 613 30,5 10,0 173,1
Escaut (sortie) 5 423 27,9 14,5 77,2
Escaut (entrée) 4 652 23,9 12,4 66,3
Sambre (exutoire) 2 847 16,5 6,7 105,4
Semois 1 270 10,7 1,9 91,0
Amblève 1 076 10,1 2,4 66,6
Chiers 965 8,7 3,5 31,8
Lesse 1 339 7,5 1,8 59,1
Vesdre 699 6,7 3,1 34,2
Sambre (entrée) 1 179 6,2 2,4 67,5
Haine 833 5,9 3,3 21,9
Dendre 856 3,8 1,7 23,7
Dyle 435 2,9 2,0 7,1
Our 406 2,4 0,4 25,0
Senne 361 1,4 0,6 14,3

 

REEW - Source : SPW - DGO2 - DEAG ; SPW - DGO3 - DRCE

Évolution des débits médians annuels des principaux cours d’eau* de Wallonie

* Débits calculés à partir des stations représentatives des 14 sous-bassins hydrographiques de Wallonie (Amblève, Dendre, Dyle-Gette, Escaut, Haine, Lesse, Meuse amont, Meuse aval, Our, Ourthe, Sambre, Semois-Chiers, Senne, Vesdre)

 

REEW – Source : SPW - DGO2 - DEAG ; SPW - DGO3 - DRCE

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

Évaluation non pertinente

Une évaluation unique pour l’ensemble des cours d’eau n’est pas pertinente.