Ressources forestières

Dernière mise à jour  :  16 janvier 2018

Recouvrant près d’un tiers du territoire, les formations forestières sont une composante majeure de l’espace rural et des paysages de la Wallonie. Les choix du sylviculteur en termes d’essences à privilégier et de régimes sylvicoles conditionnent l’évolution de la physionomie des forêts et leur aptitude à remplir les différentes fonctions qui leur sont dévolues.

Augmentation des surfaces forestières

En 2011[1], les forêts s’étendaient sur un peu plus de 556 000 ha, dont 85 % de peuplements productifs (475 200 ha). Depuis la fin du 19e siècle, des landes et des terrains dits incultes ont été boisés, de sorte que la superficie forestière productive a augmenté d’environ 80 000 ha, soit de 20 %. Dans le même temps, de nombreux taillis et taillis sous futaie ont été convertis en futaies feuillues ou résineuses. Entre 1981[2] et 2011, la superficie forestière totale a augmenté de 18 500 ha (essentiellement dans des affectations non productives), alors que la superficie des peuplements productifs a diminué de 18 800 ha.

La forêts productive en mutation

Entre 1981 et 2011, la composition de la forêt productive[3] a changé. La superficie des peuplements de feuillus a augmenté de 23 200 ha et représentait, en 2011, 57 % de la superficie productive, tandis que la superficie des peuplements résineux a diminué de 42 000 ha (43 % de la superficie productive en 2011). Ce recul des résineux était particulièrement marqué pour l’épicéa, qui a perdu 60 050 ha en partie au profit d’autres essences (douglas…) ; il couvrait toutefois encore 133 800 ha (28 % de la superficie productive) en 2011. Parmi les causes de cette diminution se trouvent surtout l’exploitation de pessières arrivées à maturité et, dans une moindre mesure, l’élimination de peuplements dans le cadre de projets LIFE européens d’amélioration de la biodiversité. Selon le décret du 15/07/2008 relatif au Code forestier q, le développement durable des bois et forêts implique le maintient d’un équilibre entre les peuplements résineux et les peuplements feuillus. En 1981, cet équilibre était de 50 % de feuillus et de 50 % de résineux.

Des peuplements relativement variés

En 2011, la forêt publique[4] comptait 273 700 ha pour 282 500 ha de forêt privée. Dans les forêts publiques, les pessières, les chênaies et les peuplements de feuillus nobles[5] représentaient les peuplements les plus répandus : ils couvraient respectivement 58 000 ha (21 % de la superficie des forêts publiques), 48 400 ha (18 %) et 36 500 ha (13 %). Dans les forêts privées, il s’agissait des pessières (75 800 ha, soit 27 % de la superficie des forêts privées), des autres affectations non productives (46 900 ha, soit 17 %) et des peuplements de feuillus nobles (33 600 ha, soit 12 %).

Une structure en évolution

La structure de la forêt wallonne semble connaître des changements sensibles. Entre 1981 et 2011, la superficie des futaies  régulières a progressé (+ 25 000 ha), de même que celle des futaies avec taillis (+ 20 750 ha) tandis que celle des taillis régressaient (- 21 950 ha). Avec l’augmentation et la diversification  des affectations non productives, la tendance semble donc être à l’irrégularisation.

 


[1] Données issues des 5 premières campagnes de mesures (2008 - 2015) du 2e cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028), dont l’année 2011 constitue l’année centrale

[2] Année centrale du 1er inventaire temporaire de la forêt wallonne (1980 - 1983)

[3] Y compris les superficies mises à blanc (exploitées récemment)

[4] Forêt appartenant à un propriétaire public, de ce fait soumise au régime forestier et dont la gestion est assurée par le Département de la nature et des forêts (DNF)

[5] Frêne, érable sycomore, orme, merisier…

 

Superficie* des différents régimes sylvicoles** de la forêt productive en Wallonie

* Augmentation d'environ 33 500 ha entre 1895 et 1929 suite à l'intégration des cantons germanophones en 1918
**  Tous types de propriétaires confondus
*** L’année 2011 constitue actuellement l’année centrale des 5 premières campagnes de mesures du 2e cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028).

 

REEW - Source : SPW - DGO3 - DNF (IPRFW)

Superficie forestière des différents peuplements*, par type de propriétaire en Wallonie (2011**)

* Y compris les superficies mises à blanc
** L’année 2011 constitue actuellement l’année centrale des 5 premières campagnes de mesures du 2e cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028).

 

REEW – Source : SPW - DGO3 - DNF (IPRFW)

Boisement des zones bioclimatiques

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*Voiries forestières, incultes, gagnages...

 

REEW - Source : SPW-DGO3-DNF (IPRFW)

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Évaluation

Évaluation non réalisable
  • Pas de référentiel.
  • Selon le décret du 15/07/2008 relatif au Code forestier, le développement durable des bois et forêts implique le maintien d’un équilibre entre les peuplements résineux et les peuplements feuillus. En 2011, les proportions résineux/feuillus au sein de la forêt productive étaient respectivement de 43 % et 57 %.
Évaluation non pertinente

Entre 1981 et 2011, les proportions résineux/feuillus au sein de la forêt productive sont passées de 50 %/50 % à 43 %/57 %. Sans information complémentaire sur les modes de gestion, cette évolution est difficilement interprétable en termes d’impact environnemental.