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Production d’eau de distribution

Dernière mise à jour  :  19 décembre 2017

La production et la distribution d’eau potable constituent un enjeu majeur en termes de santé publique (alimentation, hygiène…) mais également une problématique environnementale puisque cette eau est extraite des ressources naturelles (eaux de surface et souterraines) avant d’être rejetée dans le milieu après usage (avec ou sans traitement).

Les prélèvements évoluent assez peu

En 2014, le volume total d’eau prélevé en Wallonie à des fins de distribution publique s’élevait à 381,1 millions de m³.Les volumes prélevés ont diminué d’environ 930 000 m³ par an en moyenne entre 1986 et 2014.La répartition des volumes extraits entre eaux de surface et eaux souterraines peut varier selon les années. En moyenne, 80 % des volumes d’eau sont extraits des eaux souterraines, celles-ci étant en général de meilleure qualité et potabilisables à moindre coût. Toutefois, lorsque le niveau des nappes n’est plus satisfaisant, comme c’est parfois le cas en période de sécheresse, les producteurs d’eau sont amenés à effectuer davantage de pompages en eaux de surface.

Les eaux wallonnes alimentent Bruxelles et la Flandre

Plus des trois cinquièmes des prélèvements (62,9 %) sont effectués par des producteurs wallons[1] et le solde par un producteur bruxellois (VIVAQUA) et un producteur flamand (FARYS, anciennement TMVW). Au final, un peu moins de 40 % des volumes d’eau produits en Wallonie sont exportés vers les régions bruxelloise et flamande. Le solde, soit 236 millions de m³, est utilisé pour la distribution d’eau potable en Wallonie q.

Un réseau d’eau potable en bon état

L’évaluation de l’état général du réseau de distribution wallon peut être réalisée à partir de différentes méthodes de calcul. L’indice linéaire de perte en est une parmi d’autres. Cet indice fournit une indication du volume perdu sur un kilomètre de conduite en une journée. Plus cet indice est faible, meilleur est l’état du réseau. Les "pertes" sont soit les volumes utilisés par les distributeurs pour nettoyer leurs installations et/ou par la protection civile et les services incendies, soit perdus via des fuites dans le réseau, ou simplement non comptabilisés au niveau des compteurs d’eau (dysfonctionnement). Á l’heure actuelle, il n’est pas possible de chiffrer les volumes correspondant à ces différents postes. En 2014, l’indice linéaire de perte wallon[2] était estimé à 5 m³/(km.j), contre 3 m³/(km.j) en Flandre(a) et 9 m³/(km.j) à Bruxelles(b). D’importants investissements[3] sont consentis par le secteur pour renouveler les conduites et les raccordements.

Sécuriser l’approvisionnement en eau

Un schéma régional des ressources en eau a été élaboré en Wallonie(c) afin d’anticiper certains problèmes d’approvisionnement en eau et de sécuriser l’accès de la population wallonne à l’eau potable q. Celui-ci a permis d’identifier les besoins wallons actuels et futurs en eau, de même que l’importance des ressources disponibles. Il prévoit notamment la mise en oeuvre de synergies entre les opérateurs et une plus grande utilisation des barrages dans l’alimentation en eau.

 


[1] Au nombre de 50 au 01/01/2014

[2] D’après AQUAWAL (calculs DEMNA)

[3] 130 M€/an en moyenne entre 2010 et 2014

 

Prélèvements en eau à des fins de distribution publique en Wallonie

REEW - Source : SPW-DGO3-DEE

Principales prises d'eau de surface et souterraine

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REEW- Source: DGO3-DEE

Volumes d’eau potabilisable produits en Wallonie (2014)

REEW - Source : AQUAWAL

Utilisations des volumes d'eau potabilisable prélevés en Wallonie (2014)

REEW - Source : AQUAWAL

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Évaluation

Favorable
  • Référentiel : seuil de stress hydrique (WEI+)(d)
  • En 2014, les prélèvements à des fins de distribution publique n’impactaient pas la ressource disponible compte tenu du taux d’exploitation en eau de la Wallonie q.
En amélioration

Les volumes prélevés pour la distribution publique ont diminué au rythme d’environ 930 000 m³/an en moyenne entre 1986 et 2014.