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Le gaspillage alimentaire par les ménages

Dernière mise à jour  :  16 décembre 2019

À tous les échelons de la chaîne de production, de transformation, de distribution et de consommation de produits alimentaires, des quantités conséquentes d’aliments sont perdues ou gaspillées. Ces pertes et gaspillages alimentaires engendrent des impacts environnementaux aussi bien en amont (utilisation inutile de ressources naturelles et pollutions associées évitables) qu’en aval (production/gestion des déchets p. ex.). Cette problématique constitue également un enjeu économique (coûts pour les différents acteurs de la chaîne) et social (faciliter les dons alimentaires).

Les pertes alimentaires correspondent à une diminution, à n'importe quel stade de la chaîne alimentaire, avant le stade de la consommation, de la masse de denrées qui étaient à l'origine destinées à la consommation humaine, quelle qu'en soit la cause[1].  Les gaspillages alimentaires sont le fait de jeter ou de laisser se gâter des denrées propres à la consommation humaine au stade de la consommation, quelle qu'en soit la cause[1].
Les données présentées dans cette fiche d’indicateurs traitent du gaspillage alimentaire.

Au moins 15 kg dans la poubelle par habitant et par an

En Wallonie, le gaspillage alimentaire est estimé à partir d’enquêtes et de campagnes de mesure spécifiques. Les dernières campagnes d’analyses de la composition des ordures ménagères brutes (poubelle tout-venant) et des déchets organiques collectés sélectivement[2] menées entre 2017 et 2018 ont permis d’évaluer le gaspillage alimentaire à domicile en Wallonie à 15,4 kg/(hab.an), soit 11,1 % du contenu des poubelles, contre 19,0 kg/(hab.an) lors des campagnes d’analyses réalisées entre 2009 et 2010 (- 19 %). Le gaspillage alimentaire est actuellement sous-estimé car il ne tient pas compte notamment des aliments éliminés sous forme liquide, des aliments compostés à domicile, des restes alimentaires donnés aux animaux ni de ceux jetés en dehors du domicile.

Le comportement des Wallons face au gaspillage alimentaire 

Selon les résultats d’une enquête[3] sur les comportements des Wallons à l’égard du gaspillage alimentaire, un peu moins de la moitié des répondants (45 %) ont jeté des restes de repas au moins une fois au cours de la semaine précédant l’enquête. Un tiers des répondants ont jeté des pains et des pâtisseries (32 %) et un quart des légumes (25 %). L’analyse du profil des personnes interrogées indique qu’il existe une différence de comportement significative selon les tranches d’âge (les personnes de plus de 40 ans ont moins l'habitude de jeter des aliments) et la composition du ménage (les ménages avec enfants ont plus l'habitude de jeter des aliments que les ménages sans enfant).

Les trois raisons qui sont le plus souvent invoquées pour justifier le gaspillage alimentaire sont : (i) des préparations en trop grandes quantités (34 %), (ii) la date de péremption dépassée pour les aliments frais (30 %) et (iii) le manque de temps pour consommer tout le repas  (29 %).
Les produits non consommés sont principalement donnés aux animaux domestiques (pour 38 % des répondants), ajoutés au compost (34 %), jetés dans la poubelle tout-venant (28 %) ou déposés dans la poubelle des déchets organiques (23 %). 

En matière de prévention, les trois gestes les plus souvent cités par les répondants pour limiter le gaspillage alimentaire sont : (i) la rédaction de listes de courses (55 %), (ii) la vérification des dates de péremption des aliments (49 %) et (iii) l’accommodement des restes (44 %).

Un programme "de la fourche à la fourchette"

Dans le cadre du Programme wallon de lutte contre les pertes et gaspillages alimentaires 2015 - 2025, (Plan REGAL 2.0 q), le Gouvernement wallon souhaite réduire de 30 % les pertes et gaspillages alimentaires à tous les échelons de la chaîne alimentaire entre 2015 et 2025 conformément aux aspirations européennes et internationales[4]. Le programme prévoit la mise en œuvre de 17 mesures réparties en 5 axes. De nombreuses actions visent directement les ménages wallons, par exemple la mise en place de campagnes de sensibilisation tous publics, l’encouragement des clients de restaurants à emporter la part non consommée de leur assiette, ou encore l’organisation par les communes et/ou intercommunales d’ateliers "anti-gaspi".


[1] Programme wallon de lutte contre les pertes et gaspillages alimentaires 2015 - 2025 (Plan REGAL 2.0) q

[2] Estimation réalisée sur base de 4 campagnes(a)

[3] Enquête réalisée en 2018 auprès d’un panel constitué de 2 002 personnes, représentatif de la population wallonne(b)

[4] Ces aspirations ont donné lieu à la formalisation d’un objectif indicatif européen dans le cadre de la directive (UE) 2018/851 q

Le gaspillage alimentaire des Wallons* : catégories d’aliments gaspillés (2018)

* Enquête réalisée auprès d’un panel constitué de 2 002 personnes, représentatif de la population wallonne(b)

Le gaspillage alimentaire des Wallons* : destinations des aliments gaspillés (2018)

* Enquête réalisée auprès d’un panel constitué de 2 002 personnes, représentatif de la population wallonne(b)

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Évaluation

Évaluation non réalisable
  • Référentiel : Programme wallon de lutte contre les pertes et gaspillages alimentaires 2015 - 2025 (Plan REGAL 2.0) q   
  • Le Plan a pour objectif de réduire de 30 % les pertes et gaspillages alimentaires à tous les échelons de la chaîne alimentaire entre 2015 et 2025. Un indicateur de mesure du niveau des pertes et gaspillages alimentaires par maillon de la chaîne alimentaire en Wallonie est en cours de construction au sein du SPW Agriculture, Ressources naturelles, Environnement. En l’absence de cet indicateur, il n’est pas possible de réaliser une évaluation de l’état.
En amélioration

Les dernières campagnes d’analyses de la composition des ordures ménagères brutes (poubelle tout-venant) et des déchets organiques collectés sélectivement(a) menées entre 2017 et 2018 ont permis d’évaluer le gaspillage alimentaire à domicile en Wallonie à 15,4 kg/(hab.an), soit 11,1 % du contenu des poubelles, contre 19,0 kg/(hab.an) lors des campagnes d’analyses réalisées entre 2009 et 2010 (- 19 %).