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Le gaspillage alimentaire par les ménages

Dernière mise à jour  :  19 décembre 2017

À tous les échelons de la chaîne de production, de distribution et de consommation de produits alimentaires, des quantités conséquentes d’aliments sont perdues. Ce gaspillage reste cependant difficile à estimer compte tenu de la multitude de définitions et de méthodes d'évaluation. La sensibilisation des Wallons à cette problématique est devenue une priorité du Gouvernement wallon.

Au minimum 19 kg par habitant et par an

À l’échelle de l’Union européenne, les ménages seraient le 1er acteur à la source du gaspillage alimentaire (42 %), suivi par l'industrie alimentaire (39 %),l’HORECA (14 %) et les commerces & la distribution (5 %)[1]. En Wallonie, le gaspillage alimentaire était estimé à 19 kg/(hab.an), soit 16 % du contenu de la poubelle tout-venant[2].Ce chiffre est cependant sous-estimé car il ne tient pas compte des aliments sous forme liquide jetés ni de ceux consommés et jetés en dehors du domicile.

Plus de gaspillage chez les jeunes que chez les séniors

Selon les résultats d’une enquête[3] sur les comportements des Wallons à l’égard du gaspillage alimentaire, un peu moins de la moitié (43 %) disent ne pas jeter des aliments à leur domicile. L’analyse du profil des personnes interrogées indique qu’il existe une grande différence de comportement selon les tranches d’âge. Par exemple, la proportion de jeunes (< 30 ans) qui jettent fréquemment de la nourriture et/ou des boissons est 1,8 fois plus importante que la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans qui jettent fréquemment des aliments et/ou des boissons.

Les restes de repas (68 %), les fruits et les légumes (45 %) et les pains et pâtisseries (35 %) sont les types d’aliments le plus souvent jetés. Les produits non consommés sont généralement jetés dans la poubelle tout-venant (41 %), ajoutés au compost (31 %), déposés dans la poubelle organique (29 %) ou donnés aux animaux (animaux domestiques, 22 %, et non domestiques, 14 %). Les trois raisons qui sont le plus souvent invoquées pour justifier le gaspillage sont : (i) la date de péremption était dépassée, (ii) le produit a été mal conservé et était avarié et (iii) il restait du produit mais il a été directement jeté.

Un programme "de la fourche à la fourchette"

Le 17/06/2015, le Gouvernement wallon a adopté le Programme wallon de lutte contre les pertes et le gaspillage alimentaire 2015 - 2025, communément appelé "Plan REGAL" q. Il vise à réduire de 30 % le gaspillage alimentaire à tous les échelons de la chaîne alimentaire d’ici 2025 conformément aux recommandations européennes q. Le programme prévoit la mise en œuvre de 17 actions réparties en 5 axes pour un budget total de l’ordre de 1,2 M€. De nombreuses actions visent directement les Wallons, comme notamment la mise en place de campagnes de sensibilisation tous publics, la promotion de l’utilisation du « Rest-O-Pack » dans la restauration (mise à disposition des restaurateurs volontaires de boîtes adaptées et recyclables), la création d’une formation d’ambassadeur anti-gaspillage, ou encore la promotion d’une alimentation durable dans les cantines collectives.

 


[1] Estimation réalisée par Bio Intelligence Service (2010) sur base de données d’Eurostat(a)

[2] Y compris la poubelle organique. Estimation réalisée sur base de 5 campagnes de collecte mises en oeuvre entre 2009 et 2010(b)

[3] Enquête réalisée en 2016 auprès d’un panel constitué de 2 007 personnes, représentatif de la population wallonne(c)

 

Les comportements des Wallons à l’égard du gaspillage alimentaire * (2016)

*Enquête réalisée en 2016 auprès d’un panel constitué de 2 007 personnes, représentatif de la population wallonne

 

REEW - Source : DGO3 - DSD (panel GfK)

Les comportements des Wallons à l’égard du gaspillage alimentaire * (2016)

*Enquête réalisée en 2016 auprès d’un panel constitué de 2 007 personnes, représentatif de la population wallonne

 

REEW - Source : DGO3 - DSD (panel GfK)

Pas d'évaluation

Pas d'évaluation

Cet indicateur ne fait pas l'objet d'une évaluation car il s’agit soit d’un indicateur de contexte, soit d’un indicateur à portée limitée dans le temps (études ponctuelles) ou dans l’espace (échelle sub-régionale).