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Traitement de potabilisation des eaux et mise hors service des captages

Dernière mise à jour  :  18 décembre 2017

Certaines prises d’eau souterraine doivent être abandonnées lorsque les concentrations en polluants sont trop élevées et les coûts de traitement disproportionnés. Dans d’autres cas, il est parfois nécessaire d’appliquer un traitement de potabilisation aux eaux brutes, afin de produire une eau de distribution qui puisse répondre aux normes en vigueur.

La pollution de l’eau n’est pas la seule responsable

Entre 2000 et 2015, 128 prises d’eau souterraine[1] (plus de 12 millions de m3), soit environ 0,3 % des volumes prélevés en eau souterraine sur cette période, ont été mises hors service de façon définitive en Wallonie. Parmi celles-ci, 14 prises d’eau (2,45 millions de m3) ont été abandonnées à cause des pesticides q et 23 (1,45 million de m³) à cause du nitrate q. Pour 56 % du nombre de prise d'eau (8,05 millions de m³), la fermeture des installations s’expliquait par une mauvaise qualité de l’eau. Dans les autres cas, l’arrêt de la production était lié à des problèmes quantitatifs ou à des opérations de restructuration au niveau de l’alimentation des réseaux de distribution.

Nitrate et pesticides ne demandent pas le même traitement

Dans la plupart des cas, la pollution par le nitrate se règle par des dilutions et des mélanges avec des eaux de meilleure qualité. En ce qui concerne les pesticides, les volumes d’eaux à traiter sont filtrés sur charbon actif. Lorsque ces solutions ne sont pas économiquement envisageables, les prises d’eau sont définitivement mises hors service. Entre 2000 et 2015, la mise hors service des captages pour cause de pollution par les pesticides a affecté des volumes d’eau potabilisable 1,7 fois plus importants que celle due à la présence du nitrate.

Pesticides à surveiller

Entre 1993 et 2012, le dépassement des normes de concentration en pesticides dans les eaux souterraines potabilisables a conduit les producteurs d’eau à effectuer des traitements ou à abandonner leur production dans 50 captages répertoriés. En termes de volumes, cela représente près de 17,8 millions de m3, soit environ 0,3 % des volumes prélevés en eau souterraines sur la période 1993 - 2012. Depuis 2007, le nombre de captages et les volumes d’eau souterraine impactés[2] par la présence de pesticides ont augmenté de 11 % et 5 %, respectivement. Ces captages concernent donc des volumes plus faibles. Bien que diverses mesures aient déjà été prises au niveau régional[3], notamment via le Programme wallon de réduction des pesticides 2013 - 2017 q, ainsi qu’au niveau fédéral[4], les efforts doivent être maintenus.

Combien ça coûte ?

Les surcoûts annuels liés au traitement des eaux (dénitratation, dénitrification biologique, traitement membranaire, charbon actif) et aux travaux de connexion et de mélange varient entre 0,2 et 0,4 €/m3 d’eau potable produite par ces captages. Tandis que les coûts supplémentaires liés à la mise hors service des captages et au forage de nouvelles prises d’eau avoisinent en moyenne 0,4 €/m3 pour les captages concernés (représentant environ 2 % du coût-vérité à la distribution en 2015)[5].

 


[1] Sur un total de 1 330

[2] Traitement et mise hors service définitive

[3] Restriction ou interdiction d’utiliser certaines substances actives dans les zones de protection des captages q, contrôle des pulvérisateurs, service d’avertissement phytosanitaire, campagnes de sensibilisation...

[4] Retrait de l’agréation de certaines molécules p. ex.

[5] Données fournies par le SPW - DGO3 - DEE

Mise hors service définitive des captages d'eau souterraine en Wallonie (2000 - 2015)

REEW - Source : SPW - DGO3 - DEE

Impact des pesticides sur la production d’eau souterraine potabilisable en Wallonie

* Traitement de potabilisation et abandon de captages dus aux pesticides 

REEW – Source : SPW - DGO3 - DEE

507368fa-efb4-4f8e-8dab-c0194d2a5bee

Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

En détérioration

Les mises hors service des captages pour cause de pollution par le nitrate sont passées, en termes de volumes cumulés, de 158 500 m3 en 2000 à 1 449 000 m3 en 2015 (multiplication par 9), tandis que celles pour cause de pollution par les pesticides sont passées de 10 000 m3 en 2000 à 2 451 500 m3 en 2015 (multiplication par 245).