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Qualité des eaux de baignade

Dernière mise à jour  :  10 juillet 2018

La qualité microbiologique des eaux de baignade, contrôlée pendant la saison balnéaire pour préserver la santé des baigneurs, fournit un indicateur indirect de la qualité globale des eaux en amont des zones de baignade. Elle constitue aussi un facteur de développement touristique dans la mesure où la fréquentation des sites de baignade et de leurs environs dépend de l’autorisation de s’y baigner.

La directive 2006/7/CE relative à la gestion de la qualité des eaux de baignade q est d’application en Wallonie depuis 2010. Celle-ci impose que toutes les eaux de baignade soient au moins de qualité suffisante à partir de la fin de la saison balnéaire 2015 au plus tard et qu’un profil des eaux de baignade, véritable carte d’identité des zones de baignade et de leur zone d’influence, soit établi[1]. L’évaluation de leur qualité est réalisée au terme de chaque saison balnéaire sur base des données des indicateurs de contamination fécale (entérocoques intestinaux et Escherichia coli) recueillies sur les 4 dernières saisons. Le suivi des cyanobactéries (ou algues bleues) est réalisé sur les lacs et les étangs depuis la saison balnéaire 2011.

Amélioration de la qualité entre 2010 et 2017

En 2017, la Wallonie comptait officiellement 33 zones de baignade[2] : 18 en milieu fermé (sur plan d’eau) et 15 en milieu ouvert (sur rivière). Ces zones et leur zone d'amont bénéficient d’un statut de protection particulier et sont désignées "zones prioritaires"[3]. Entre 2010 et 2017, la proportion de zones de baignade dont la qualité de l’eau était au moins suffisante est passée de 56 % à 73 % ; celle dont la qualité de l’eau était excellente est passée de 28 % à 52 %. Depuis 2015, 8 zones sont interdites en permanence à la baignade en raison d’une qualité de l’eau insuffisante durant 5 années consécutives (de 2010 à 2014) en application de la directive 2006/7/CE. Depuis 2016, 4 zones ont par ailleurs été abandonnées sur base de l'AGW du 02/06/2016 q et ne sont dès lors plus considérées comme des zones de baignade officielles. En 2017, en considérant exclusivement les 25 zones ouvertes à la baignade, la proportion des zones de baignade dont la qualité de l'eau était bonne à excellente était de 96 %.

Origine des sources de contamination

Lors de l’établissement des profils des eaux de baignade, un inventaire précis des sources potentielles de contamination a été réalisé. Dans ce contexte, les nombreux prélèvements réalisés (plus de 2 000 échantillons) et les études menées[4] ont révélé que les fortes pluies augmentent généralement les concentrations en microorganismes fécaux (ruissellement agricole, débordement des déversoirs d’orage et des réseaux de collecte des eaux usées). D’autres facteurs interviennent également : l’accès du bétail aux cours d’eau[5] et les rejets directs d’eaux usées non épurées.

Des efforts toujours en cours

Entre 2000 et 2016, les montants des programmes de travaux engagés par la Société publique de gestion de l’eau (SPGE) en matière de protection des zones de baignade s’élevaient à près de 109 millions d'euros[6]. À titre d'exemple, 3 stations d'épuration collectives (STEP) localisées en zones d'amont de zones de baignade ont été mises en service en 2016 grâce à ces programmes[7]. Pour la période 2017 - 2021, 3,9 millions d'euros sont consacrés à des travaux de collecte et d'épuration des eaux usées exclusivement réservés à l'amélioration de la qualité des eaux de baignade. Ces travaux concernent la construction de 5 STEP, de quelques tronçons de collecteurs, de plusieurs stations de pompage/refoulement et de divers chantiers d'égouttage. Par ailleurs, les deuxièmes Plans de gestion des districts hydrographiques[8] comprennent diverses mesures visant spécifiquement l’amélioration de la qualité des eaux de baignade, dont le suivi de l’interdiction d’accès du bétail aux cours d’eau. En complément, il est prévu la mise en place d’un programme d’actions spécifiques "eaux de baignade" (250 actions multisectorielles) qui devraient permettre d'accroître  durablement le nombre d'eaux de baignade respectant les normes imposées au niveau européen.


[1] Le profil des eaux de baignade doit être actualisé selon une fréquence qui dépend de la qualité des eaux de baignade. La fréquence d'actualisation est plus importante pour les eaux non conformes.

[2] Voir le site consacré à l'état bactériologique des zones de baignade en Région wallonne q

[3] Comme les zones de prévention de captage et les zones Natura 2000 définies dans l'AM du 27/04/2007 q

[4] P. ex. UCL – ULg-GxABT, 2016. Projet BACTERIAU - discrimination des flux bactériens : cas du Lac de Neufchâteau. Rapport final. Étude réalisée pour le compte de la SPGE. 

[5] AGW du 17/10/2013 q qui interdit l’accès du bétail aux cours d’eau par l’obligation de clôturer dans des zones spécifiques

[6] Estimation réalisée sur base du coût des travaux effectifs pendant la période déterminée.

[7] STEP de Trois-Ponts en amont de Coo (F18), de Rendeux en amont de Hotton (H35), de Chiny en amont de Lacuisine (H10)

[8] Voir le site q et l'indicateur q relatifs aux PGDH 2016 - 2021

Qualité des eaux des zones de baignade officielles en Wallonie

CODE NOM DE LA ZONE DE BAIGNADE 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
B04 La Plage de Renipont                
E01 Le Lac de Féronval                
E02 Le Lac de Claire Fontaine                
E03 Le Grand Large à Nimy                
E04 Le Grand Large à Péronnes                
E05 Le Plan d'eau de la Marlette                
F01 Le Lac de Robertville                
F02 Le Lac de Bütgenbach*              

 

F03 Les Étangs de Recht                
F05 La Hoëgne à Royompré                
F06 L'Our à Ouren                
F10 L'Amblève à Nonceveux                
F18 L'Amblève à Coo            X  X X
F26 Le Centre de Worriken*                
H01 La Vallée du Rabais                
H02 Le Centre Sportif de Saint-Léger                
H03 Le Lac de Neufchâteau            X    X  X
H05 Le Centre Sportif de Libramont                
H06 Le Lac de Chérapont                
H07 La Semois à Chiny                
H10 La Semois à Lacuisine            X  X X
H16 La Semois à Herbeumont                
H19 La Semois à Bouillon (Pont de la Poulie)                
H23 L'Ourthe à Maboge                
H34 La Semois à Bouillon (Pont de France)                
H35 L'Ourthe à Hotton           X   X X
I01 Le Lac de Falemprise                
I02 Le Lac du Ry Jaune                
I03 Le Lac de la Plate Taille                
I04 Le Lac de Bambois                
I09 La Semois à Membre-sur-Semois                
I11 La Semois à Alle-sur-Semois                
I12 La Semois à Vresse-sur-Semois                
I13 L'Ourthe à Noiseux            X  X   X 
I14 La Lesse à Pont-à-Lesse            X  X   X 
I15 La Lesse à Hulsonniaux            X  X   X 
I16 La Lesse à Houyet           X X   X 
I20 La Lesse à Belvaux                

 

Classes de qualité (selon la directive 2006/7/CE q)

  Excellente
  Bonne
  Suffisante
  Insuffisante
  Zones abandonnées (AGW du 02/06/2016 q)
X Interdiction permanente de baignade et déclassement par la Commission européenne

 

* La zone du Lac de Bütgenbach est remplacée par le Centre de Worriken (situé à quelques dizaines de mètres) depuis le 13/03/2014.

 

REEW - Source : SPW - DGO3 - DEE

Proportion des zones de baignade dont la qualité de l'eau est au moins suffisante en Wallonie

REEW – Source : SPW - DGO3 - DEE

Qualité des eaux des zones de baignade officielles. Saison balnéaire 2017.

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REEW - Source : SPW - DGO3 - DEE

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Évaluation

Évaluation non réalisable
  • Référentiel : directive 2006/7/CE q
  • En 2017, la Wallonie comptait 33 zones de baignade officielles, dont 25 ouvertes à la baignade, parmi lesquelles 24 présentaient une eau de qualité au moins suffisante. Ces dernières représentaient 73 % des zones de baignade officielle ou 96  % des zones ouvertes à la baignade. L'état est jugé favorable si le nombre de zones de baignade dont la qualité de l'eau est au moins suffisante est rapporté au nombre de zones ouvertes à la baignade. Par contre, l'état est jugé défavorable si le nombre de zones de baignade dont la qualité de l'eau est au moins suffisante est rapporté au nombre de zones de baignade officielles. Dans ce contexte, il n'est pas possible d'évaluer l'état de façon univoque.
En amélioration

Entre 2010 et 2017, la proportion de zones de baignade officielles dont la qualité de l’eau était au moins suffisante est passé de 56 % (20/36 eaux de baignade) à 73 % (24/33) ; la proportion de zones de baignade officielles dont la qualité de l’eau était excellente est quant à elle passée de 28 % (10/36) à 52 % (17/33).