Qualité des eaux de baignade

Dernière mise à jour  :  12 mars 2018

La qualité microbiologique des eaux de baignade, contrôlée pendant la saison balnéaire pour préserver la santé des baigneurs, fournit un indicateur indirect de la qualité globale des eaux en amont des zones de baignade. Elle constitue aussi un facteur de développement touristique dans la mesure où la fréquentation des sites de baignade et de leurs environs dépend de l’autorisation de s’y baigner.

La directive 2006/7/CE q relative à la gestion de la qualité des eaux de baignade est d’application en Wallonie depuis 2010. Celle-ci impose que toutes les eaux de baignade soient au moins de qualité suffisante à la fin de la saison balnéaire 2015 au plus tard et qu’un profil des eaux de baignade, véritable carte d’identité des zones de baignade et de leur zone d’influence, soit établi. L’évaluation de leur qualité est réalisée au terme de chaque saison balnéaire sur base des données des indicateurs de contamination fécale (entérocoques intestinaux et Escherichia coli) recueillies sur les quatre dernières saisons. Le suivi des cyanobactéries (ou algues bleues) est réalisé sur les lacs et les étangs depuis la saison balnéaire 2011.

Amélioration de la conformité en 2016

En 2016, la Wallonie comptait officiellement 33 zones de baignade[1] : 18 en milieu fermé (sur plan d’eau) et 15 en milieu ouvert (sur rivière). Ces zones et leur zone amont bénéficient d’un statut de protection particulier et sont désignées “zones protégées”[2]. Entre 2010 et 2016, le taux de zones de baignade dont la qualité de l’eau était au moins suffisante est passé de 56 % à 76 % ; celui dont la qualité de l’eau était excellente est passé de 28 % à 52 %. En 2016, 8 zones étaient interdites en permanence à la baignade en raison d’une qualité de l’eau insuffisante depuis au moins 5 ans. Par ailleurs, 4 zones de baignade ont été supprimées définitivement de la liste officielle des zones de baignade en raison d’une absence de fréquentation[3].

Origine des sources de contamination

Lors de l’établissement des profils des eaux de baignade, un inventaire précis des sources potentielles de contamination a été réalisé. Dans ce contexte, les études ont révélé que les fortes pluies augmentent généralement les concentrations en microorganismes fécaux (ruissellement agricole, débordement des déversoirs d’orage et des réseaux de collecte des eaux usées). D’autres facteurs interviennent également : l’accès du bétail aux cours d’eau[4] et les rejets directs d’eaux usées non épurées.

Des efforts toujours en cours

Le budget engagé par la Société publique de gestion de l’eau (SPGE) depuis 2000 en matière de protection des zones de baignade s’élève à plus de 70 M€. Le programme d’investissement 2010 - 2016 prévoit des travaux d’épuration et de collecte pour un budget global de 12,2 M€ exclusivement réservé à l’amélioration de la qualité des zones de baignade non conformes. Par ailleurs, les deuxièmes Plans de gestion des districts hydrographiques[5] comprennent diverses mesures visant spécifiquement l’amélioration de la qualité des eaux de baignade dont le suivi de l’interdiction d’accès du bétail aux cours d’eau. En complément, il est prévu la mise en place d’un programme d’actions spécifiques « eaux de baignade » (250 actions multisectorielles).

 


[1] Voir http://aquabact.environnement.wallonie.be

[2] Comme les zones de protection de captage et les zones Natura 2000

[3] Nonceveux, Belvaux, Ouren et Royompré

[4] AGW du 17/10/2013 q interdisant l’accès du bétail aux cours d’eau par l’obligation de clôturer dans des zones spécifiques

[5] Voir les Plans de gestion des districts hydrographiques 2016 - 2021 q et l'indicateur qui y est consacré q

Classes de qualité des eaux de baignade officielles en Wallonie

CODE NOM DE LA STATION 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
B04 La Plage de Renipont              
E01 Le Lac de Féronval              
E02 Le Lac de Claire Fontaine              
E03 Le Grand large à Nimy              
E04 Le Grand large à Péronnes              
E05 Le Plan d'eau de la Marlette              
F01 Le Lac de Robertville              
F02 Le Lac de Bütgenbach*              
F03 Les Etangs de Recht              
F05 La Hoëgne à Royompré              
F06 L'Our à Ouren              
F10 L'Amblève à Nonceveux              
F18 L'Amblève à Coo              
F26 Le Centre de Worriken*              
H01 La Vallée du Rabais              
H02 Le Centre Sportif de Saint-Léger              
H03 Le Lac de Neufchâteau              
H05 Le Centre Sportif de Libramont              
H06 Le Lac de Chérapont              
H07 La Semois à Chiny              
H10 La Semois à Lacuisine              
H16 La Semois à Herbeumont              
H19 La Semois à Bouillon ( Poulie)              
H23 L'Ourthe à Maboge              
H34 La Semois à Bouillon (France)              
H35 L'Ourthe à Hotton              
I01 Le Lac de Falemprise              
I02 Le Lac du Ry Jaune              
I03 Le Lac de la Plate Taille              
I04 Le Lac de Bambois              
I09 La Semois à Membre              
I11 La Semois à Alle-sur-Semois              
I12 La Semois à Vresse-sur-Semois              
I13 L'Ourthe à Noiseux              
I14 La Lesse à Pont-à-Lesse              
I15 La Lesse à Hulsonniaux              
I16 La Lesse à Houyet              
I20 La Lesse à Belvaux              

 

  excellente
  bonne
  suffisante
  insuffisante
  zones abandonnées (AGW du 02/06/2016)

 

* La zone de Bütgenbach est remplacée par le Centre de Worriken (situé à quelques dizaines de mètres) depuis le 13/03/2014.

 

REEW - Source: SPW - DGO3 - DEE

Qualité des eaux de baignade officielles en Wallonie

REEW – Source : SPW - DGO3 - DEE

Qualité des eaux de baignade officielles

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REEW - Source : SPW - DGO3 - DEE

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Évaluation

Légèrement défavorable
  • Référentiel : directive 2006/7/CE q
  • En 2016, le taux de zones de baignade de qualité au moins suffisante était de 76 %.
En amélioration

Entre 2010 et 2016, le nombre de zones de baignade dont la qualité de l’eau était au moins suffisante est passé de 56 % (20/36 zones de baignade) à 76 % (25/33) ; le nombre de zones de baignade dont la qualité de l’eau était excellente est quant à lui passé de 28 % (10/36) à 52 % (17/33).