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Émissions de précurseurs d'ozone troposphérique

Dernière mise à jour  :  10 janvier 2018

L’ozone troposphérique est un polluant nocif pour la santé et l'environnement. Il se forme dans l’air ambiant par temps chaud très ensoleillé via une série de réactions photochimiques complexes dans lesquelles interviennent des polluants précurseurs tels que des oxydes d’azote (NOx) et des composés organiques volatils (COV).

Les transports routiers en ligne de mire

En 2014, les émissions atmosphériques de NOx et de COV[1] issues des activités humaines s’élevaient respectivement à 76 et 46 kt. Les principales sources de NOx en Wallonie étaient le transport routier et le secteur industriel (cimenteries, verreries, chimie…). Les COV étaient quant à eux principalement émis par les activités agricoles (cultures, effluents d'élevage) et par l’utilisation de solvants (peintures, colles, dégraissants…).

Les émissions continuent de décroître

Depuis 1990, les émissions wallonnes de précurseurs d’ozone ont diminué de 54 % pour atteindre 138 kt éq COV[2] en 2014.

Les principaux facteurs qui permettent d’expliquer la diminution des émissions de NOx (- 53 %) sont :

  • un accord de branche avec les producteurs d’électricité ;
  • une réduction de moitié des émissions des transports routiers (pots catalytiques, normes EURO…) et ce, malgré l’augmentation constante du trafic[3] et la part dominante des véhicules diesel dans le parc automobile q ;
  • la fermeture d’entreprises sidérurgiques ;
  • des modifications de procédés dans l’industrie chimique et les cimenteries.

Les émissions anthropiques de COV ont chuté de 56 % entre 1990 et 2014, grâce notamment à l’installation de pots catalytiques sur les véhicules, l’utilisation de systèmes de récupération de vapeurs d’essence lors de la manutention de carburants dans les stations-service, l'emploi de produits à faible teneur en solvants et l’application de nouvelles conditions d’exploiter dans certains secteurs (imprimerie, nettoyage à sec…).

Des plafonds d’émissions à respecter

La Belgique respecte globalement les plafonds d’émissions fixés dans la directive européenne[4] (moyennant des ajustements accordés par l’Europe pour les NOx de 2010 à 2014, et pour les COV en 2010 dans les secteurs du transport et agricole). En Wallonie, des mesures supplémentaires doivent encore être prises par rapport à celles déjà envisagées dans le Programme de réduction progressive des émissions de SO2, NOx, COV et NH3 q ou dans le Plan air-climat (2008 - 2012) qqq. Le Plan air climat énergie 2016 - 2022 (PACE)[5] définit différentes mesures à mettre en œuvre à l’horizon 2022. Ce sont les mesures dans le secteur du transport qui auront l'impact le plus important sur la réduction des émissions de polluants précurseurs d’ozone troposphérique.

 


[1] Les COV regroupent différents types de composés (aldéhydes, benzène, terpènes...). Environ 40 % des émissions wallonnes de COV (comme les terpènes) sont naturellement produites par la végétation (notamment les forêts).

[2] Afin d’évaluer globalement l’impact des émissions de NOx et de COV, les quantités émises (en kt) de chaque polluant sont converties en kt équivalent COV.

[3] Voir l'indicateur relatif au Transport de marchandises q et l'indicateur relatif à la Demande en transport de personnes q

[4] Directive 2001/81/CE qqui sera abrogée par la directive (UE) 2016/2284 q fixant de nouveaux objectifs plus ambitieux à partir de 2020.

[5] Voir le PACE q et l'indicateur relatif au PACE q

Émissions de précurseurs d'ozone troposphérique (d'origine anthropique) en Wallonie

REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en février 2016, données 2014 provisoires)

Émissions d'oxydes d'azote (NOx) (d'origine anthropique) en Wallonie, par secteur d'activité

* Y compris les incinérateurs de déchets ménagers
** Militaire, aérien, par rail et par voie d’eau
*** Y compris le transport agricole


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en février 2016, données 2014 provisoires)

Émissions de composés organiques volatiles (COV) (d'origine anthropique) en Wallonie, par secteur d'activité

* Y compris les incinérateurs de déchets ménagers

** Militaire, aérien, par rail et par voie d’eau

*** Y compris le transport agricole


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en février 2016, données 2014 provisoires)

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Évaluation

Légèrement défavorable
  • Référentiel : directive 2001/81/CE q
  • En 2014, la Wallonie a émis 138 kt éq COV de précurseurs d’O3 troposphérique. Des ajustements réalisés au niveau national et accordés par l’Europe pour les NOx de 2010 à 2014 dans le secteur des transports et le secteur agricole, et pour les COV en 2010 dans le secteur agricole, ont permis à la Belgique de respecter globalement les plafonds d’émissions. Ce respect des plafonds est lié notamment à des facteurs conjoncturels.
En amélioration

Entre 1990 et 2014, les émissions atmosphériques de précurseurs d’O3 troposphérique ont diminué de 54 %.