Particules en suspension dans l'air ambiant

Dernière mise à jour  :  12 janvier 2018

Les particules en suspension dans l’air (PM) sont de tailles et de natures très variables selon leurs origines. Par leurs propriétés oxydantes et pro-inflammatoires, elles affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, induisant des impacts sanitaires significatifs vu la taille des populations exposées.

Les PM10 et PM2,5 sont des particules de diamètres aérodynamiques médians respectivement inférieurs ou égaux à 10 µm et 2,5 µm.

Tendance à l’amélioration

En 2014, les concentrations moyennes annuelles en PM10 et PM2,5 étaient inférieures aux normes européennes pour la protection de la santé humaine[1] pour toutes les stations de mesure de la qualité de l’air en Wallonie[2]. Le nombre maximum autorisé de jours de dépassement de la valeur limite journalière, définie pour les PM10 uniquement[3], a été dépassé pour 1 des 22 stations[4], la station industrielle d’Engis.

Pour les stations de mesure disposant de séries de données continues, les concentrations moyennes annuelles en PM10 ont diminué de 23 à 66 % entre 2005 et 2014 selon la localisation de la station. Le nombre de jours de dépassement de la valeur limite journalière a également diminué. Quant aux concentrations moyennes annuelles en PM2,5, suivies seulement depuis 2008, elles ont diminué de 15 à 37 % entre 2008 et 2014.

Ces progrès sont en lien avec la baisse des émissions observée depuis 2000 q.

Des mesures structurelles à poursuivre

Diverses mesures, ne visant pas spécifiquement les PM, ont été prises en Wallonie pour réduire les émissions à travers le Plan air-climat (2008 - 2012) q q q. Concernant les PM10, un Plan d’actions en cas de pics de pollution par les poussières fines q a également été adopté en 2008. Il met en place un système d’alerte et prévoit des mesures graduelles de réduction des pics selon deux seuils d’actions (70 µg/m3, 150 µg/m3 pendant au moins deux jours consécutifs). Ces mesures à court terme portent notamment sur le transport (limitation de la vitesse sur les autoroutes et voies rapides, renforcement des contrôle de vitesse, gratuité des bus…) et l’industrie (mesures de réduction temporaires des émissions de particules fines sur base volontaire). En outre, des plans d’actions communaux sont mis en œuvre dans les communes les plus affectées (diminution de la vitesse des véhicules, diminution de la température dans les bâtiments publics…). En complément, les trois Régions ont introduit en 2016 un nouveau seuil d’information fixé à des concentrations en PM10 plus basses (50 µg/m3).

D’autre part, le nouveau Plan air climat énergie 2016 - 2022 (PACE)[5] définit des mesures à mettre en œuvre à l’horizon 2022 (p. ex. mesures visant la baisse des émissions de PM issues du secteur résidentiel, du trafic routier, ou de l’industrie, telles que les Plans de réduction des émissions diffuses de particules ou PRED). Le PACE devrait permettre de rencontrer les objectifs de qualité de l’air fixés par la directive 2008/50/CE[6] en matière de PM.

 


[1] Valeur limite annuelle de 40 µg/m3 pour les PM10 ; valeur cible annuelle de 25 µg/m3 pour les PM2,5 (valeur limite à partir du 01/01/2015) (directive 2008/50/CE) q

[2] Les valeurs guides annuelles OMS plus sévères (20 µg/m3 pour les PM10 et 10 µg/m3 pour les PM2,5) (OMS, 2006)(a) ont été dépassées pour 2 des 22 stations pour les PM10 et pour 13 des 22 stations pour les PM2,5.

[3] 50 µg/m3 sur 24h, max. 35 dépassements par an q

[4] Les valeurs guides journalières OMS (50 µg/m3, max 3 dépassements par an pour les PM10 et 25 µg/m3, max. 3 dépassements par an pour les PM2,5) (OMS, 2006)(a) ont été dépassées pour 18 des 22 stations pour les PM10 et pour toutes les stations pour les PM2,5.

[5] Voir le PACE q et l'indicateur relatif au PACE q

[6] Voir la directive 2008/50/CE q. Elle a été transposée en droit wallon par l’AGW du 15/07/2010 q.

Concentrations en particules en suspension (PM10) dans l'air ambiant en Wallonie (2014)

REEW – Sources : SPW - AwAC ; ISSeP

Concentrations en particules en suspension (PM2,5) dans l'air ambiant en Wallonie (2014)

REEW – Sources : SPW - AwAC ; ISSeP

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Évaluation

Légèrement défavorable
  • Référentiel : directive 2008/50/CE q
  • En 2014, les concentrations moyennes annuelles en PM10 et PM2.5 étaient inférieures aux normes européennes pour toutes les stations. Toutes les stations de mesure des concentrations en PM10 enregistraient des dépassements de la valeur limite journalière (50 µg/m3) définies pour les PM10 uniquement. Pour 1 station sur 22, le nombre de jours de dépassement était supérieur à 35, nombre maximum autorisé.
En amélioration

Entre 2005 et 2014, les concentrations moyennes annuelles en PM10 ont diminué de 23 % à 66 % selon la localisation de la station. Le nombre de jours de dépassement de la valeur limite journalière a également diminué. Quant aux PM2.5, elles ont diminué de 15 à 37 % entre 2008 et 2014.