Émissions de particules fines

Dernière mise à jour  :  15 janvier 2018

Les particules en suspension dans l’air et les substances toxiques qu’elles véhiculent peuvent pénétrer plus ou moins profondément selon leur taille dans l'appareil respiratoire et induire des effets nocifs sur la santé. Ces particules sont générées par diverses activités humaines (production industrielle, transport, chauffage domestique…). Leurs émissions dans l’atmosphère doivent être maîtrisées afin de réduire l'exposition de la population.

Les particules en suspension dans l’air sont classées selon leur taille. Les TSP, PM10 et PM2,5 sont les particules dont les diamètres aérodynamiques médians sont respectivement inférieurs ou égaux à 75 µm, 10 µm et 2,5 µm.

Plus de 80 % des émissions proviennent du secteur résidentiel, de l'industrie et du transport

En 2014, les émissions wallonnes de PM10 dans l’atmosphère représentaient environ 14 131 tonnes, dont 71 % étaient constitués de PM2,5 qui sont plus nuisibles pour la santé en raison de leur capacité à atteindre les alvéoles pulmonaires. Les secteurs d’activité qui émettaient le plus de PM10 en Wallonie étaient le secteur résidentiel (utilisation de bois de chauffage), les activités industrielles (carrières et cimenteries…), le transport routier (combustion du diesel, usure des freins et des pneus) et l’agriculture (élevage, culture des sols, récolte…).

Une tendance à la baisse

Les émissions de TSP, PM10 et PM2,5 ont respectivement chuté de 53 %, 49 % et 49 % entre 2000 et 2014, avec des diminutions marquées dans les secteurs de l’industrie (fermetures d’entreprises, systèmes de filtration plus performants…), de l’énergie (remplacement des combustibles solides par le gaz naturel et les sources d’énergie renouvelables), et du transport (normes EURO plus sévères pour les nouveaux véhicules) et ce malgré la hausse des émissions du secteur résidentiel (utilisation de systèmes de chauffage au bois).

Agir sur les différentes sources

Le Protocole de Göteborg q a été amendé en 2012 et fixe depuis lors un objectif de réduction pour les PM2,5 (- 20 % dès 2020 par rapport à 2005). La directive (EU) 2016/2284 qqui abrogera la directive 2001/81/CE q, fixe également des objectifs à partir de 2020 pour les PM2,5 (- 20 % dès 2020 et - 39 % dès 2030 par rapport à 2005).

Outre les mesures envisagées dans le Plan air-climat (2008 - 2012) qqq, un Plan d’actions en cas de pics de pollution par les poussières fines q a été adopté en 2008. Celui-ci prévoit notamment q des mesures à court terme ajustées en fonction du niveau de pollution (limitation de vitesse sur autoroutes, gratuité des transports en commun, limitation volontaire de certaines activités industrielles…).

Un Plan d’actions permettant de rencontrer les objectifs de qualité en matière de particules (PM10/PM2,5)[1] a été adopté en 2011 et renforcé en 2016[2]. Huit nouvelles mesures visent la baisse des émissions issues du transport, du résidentiel (chauffage au bois), du brûlage des déchets verts et de l’agriculture.

Parmi les nouvelles mesures à long terme, il faut également citer les Plans de réduction des émissions diffuses de particules (PRED) établis en 2012. En outre, une charte sectorielle visant à réduire les émissions de poussières et de particules fines des carrières a été signée en 2016.

D’autre part, le Plan air climat énergie 2016 - 2022 (PACE)[3], définit des mesures à mettre en œuvre à l’horizon 2022. Celui-ci doit permettre de rencontrer les objectifs de qualité de l’air fixés par la directive 2008/50/CE[4] en matière de particules fines q.

 


[1] Décision du Gouvernement wallon du 31/03/2011 relative aux mesures en vue d'élaborer un plan d'actions permettant de rencontrer les objectifs de qualité en matière de particules (PM10/PM2,5) en Wallonie

[2] Décision du Gouvernement wallon du 21/04/2016 relative au développement de mesures de lutte contre les particules fines dans l’air ambiant

[3] Voir le PACE q et l'indicateur relatif au PACE q

[4] Voir la directive q. Elle a été transposée par l’AGW du 15/07/2010 q

Émissions atmosphériques de particules fines en Wallonie

REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en Février 2016, données 2014 provisoires)

Émissions atmosphériques de particules fines (PM10) en Wallonie, par secteur d'activité

* Y compris les incinérateurs de déchets ménagers
** Militaire, aérien, par rail et par voie d’eau
*** Y compris le transport agricole


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en Février 2016, données 2014 provisoires)

Émissions atmosphériques de particules fines (PM2,5) en Wallonie, par secteur d'activité

* Y compris les incinérateurs de déchets ménagers
** Militaire, aérien, par rail et par voie d’eau
*** Y compris le transport agricole


REEW – Source : SPW - AwAC (rapportage effectué en Février 2016, données 2014 provisoires)

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

En amélioration

Entre 2000 et 2014, les émissions de particules totales en suspension (TSP), PM10 et PM2,5 ont respectivement diminué de 53 %, 49 % et 49 %. Ces diminutions sont liées à des facteurs conjoncturels et aux mesures d’abattement des particules qui ont été prises dans le cadre des permis d’environnement.