Intensité touristique

Dernière mise à jour  :  10 janvier 2018

La croissance du secteur touristique est un signe de dynamisme économique mais, sans mesures de prévention et de gestion, l’augmentation des flux touristiques peut entraîner des pollutions et des nuisances liées à l’utilisation des hébergements, à la mobilité, ou encore à la fréquentation des sites touristiques et des milieux naturels.

Des pressions difficiles à mesurer

Le tourisme entretient de nombreux rapports avec l’environnement et les territoires sur lesquels les activités se déploient. Ces rapports sont relativement difficiles à modéliser et à mesurer compte tenu de la complexité du lien de causalité entre les pratiques touristiques et les pressions exercées sur le milieu récepteur. Le suivi de l’affluence des touristes au travers d’indicateurs comme l’intensité touristique ne permet pas de mesurer directement les pressions environnementales mais permet toutefois d’approcher leur niveau d’intensité global.

Forte intensité touristique en province de Luxembourg

L’intensité touristique est le rapport entre le nombre de nuitées enregistrées sur une année et la population d’un territoire exprimée en milliers d’habitants. Plus la présence touristique est forte au regard du nombre de résidents permanents, plus l’intensité sera élevée. Le Luxembourg, qui compte à la fois une offre touristique développée et un nombre d’habitants relativement faible, est la seule province wallonne à avoir une intensité touristique supérieure à la moyenne européenne (9 070 contre 5 587 nuitées pour 1 000 habitants pour l’UE-28 en 2015). Au niveau communal, certaines entités principalement rurales (Froidchapelle, Vielsalm, Vresse-sur-Semois…), connaissent également une intensité touristique importante. Les pressions qui résultent des flux touristiques (mobilité, eaux usées, déchets) sont d’autant plus importantes en haute saison. Elles doivent dès lors être prises en compte dans la mise en place des infrastructures et dans la gestion de l’environnement en concertation entre les différents niveaux de pouvoir concernés.

Vers un tourisme plus durable et respectueux de l’environnement ?

L’environnement joue un rôle majeur dans l’attractivité touristique wallonne. La nature est une motivation importante dans le choix de la Wallonie comme destination touristique (citée par 2 visiteurs sur 3) et l’activité la plus souvent pratiquée par les visiteurs en Wallonie est la promenade a pied ou a vélo[1]. Si les politiques mises en place en Wallonie sont d’abord orientées vers un tourisme de qualité[2], quelques mesures contribuent de manière indirecte à développer un tourisme plus durable. Il s’agit notamment de l’obligation d’intégrer dans le plan d’action des établissements labellisés « Wallonie destination qualité » des mesures visant à promouvoir le développement du tourisme durable ainsi que du soutien récent du Gouvernement au développement de l’écolabel “clé verte” (30 établissements en 2016).

 


[1] CGT – OTW & WBT (2015)(a), sur base d’une enquête TNS Sofres 2014

[2] www.walloniedestinationqualite.be

Intensité touristique

7d6deed2-29b3-45f7-b2e4-ecc2d896cca0

* Nombre de nuitées en hébergement (sous licence, enregistré, reconnu ou autorisé) par 1 000 habitants au 01/01/2015


REEW - Source : SPF Économie - DG Statistique / Calculs DEMNA

Pas d'évaluation

Pas d'évaluation

Cet indicateur ne fait pas l'objet d'une évaluation car il s’agit soit d’un indicateur de contexte, soit d’un indicateur à portée limitée dans le temps (études ponctuelles) ou dans l’espace (échelle sub-régionale).