Maladies liées à la faune sauvage indigène

Dernière mise à jour  :  11 janvier 2018

Certaines maladies infectieuses présentes dans l’environnement, plus exactement au sein de la faune sauvage, se transmettent à l’homme et sont donc susceptibles d’avoir un impact sur sa santé. En Wallonie, il s’agit en particulier des zoonoses suivantes : échinococcose multiloculaire, tularémie, leptospirose, hantavirose, anaplasmose et borréliose.

Le suivi épidémiologique en Belgique

En Belgique, le suivi épidémiologique des zoonoses se base sur des données issues de trois réseaux de laboratoires de microbiologie[1] et de données de déclaration obligatoire[2]. Cette surveillance n’est pas exhaustive. Par ailleurs, un grand nombre de maladies ont une présentation clinique souvent peu spécifique et sont donc probablement sous-diagnostiquées. Leur incidence réelle est donc sous-estimée. Cette surveillance permet toutefois de suivre les tendances au cours du temps.

échinococcose multiloculaire, tularémie et leptospirose : des zoonoses rares

L’échinococcose multiloculaire est une maladie parasitaire rare, mais potentiellement grave. En Belgique, le nombre de cas rapportés par an était de 1 en 2010, 2 en 2011 et en 2012, et 3 en 2013 et en 2014. Actuellement, aucune augmentation significative du nombre de cas n’est constatée, alors qu’une telle augmentation est observée en Europe(a). Elle serait la résultante d’une augmentation de la densité de renards et de la prévalence de l’infection chez celui-ci. Deux autres zoonoses rares sont décrites en Wallonie : (i) la tularémie, pour laquelle 4 cas ont été rapportés entre 2012 et 2014 et (ii) la leptospirose, pour laquelle une augmentation du nombre de cas a été observée en 2014 (18 cas), similairement à la France et aux Pays-Bas.

Hantavirose et anaplasmose : une situation stable

L’hantavirose est une zoonose virale peu fréquente. Le nombre de cas rapportés fluctue d’une année à l’autre en Wallonie (44 en 2014) et ne semble globalement pas en augmentation. Cette situation s’observe également à l’échelle européenne(b). Concernant l’anaplasmose, la situation semble stable également, le nombre total de cas rapportés en Wallonie étant de 13 en 2013 et de 7 en 2014.

Borréliose : pas de tendance significative à l’augmentation

La borréliose (ou maladie de Lyme) est une maladie transmise par des tiques. Le nombre de résultats sérologiques positifs rapportés par les laboratoires vigies en Wallonie varie considérablement d’année en année, notamment en fonction des conditions climatiques et de la densité de tiques. Une nette augmentation a été observée en 2013 et plus encore en 2014 (625 et 889 résultats positifs, respectivement). Celle-ci correspond à une augmentation du nombre de tests sérologiques réalisés dans la population, suite à une vigilance accrue à l’égard de la maladie. Actuellement, aucune tendance significative à l’augmentation de la maladie n’est observée en Belgique.

 


[1] Laboratoires vigies, laboratoires de référence et centres nationaux de références

[2] Pour en savoir plus : https://epidemio.wiv-isp.be/ID/Pages/default.aspx

Maladies liées à la faune sauvage indigène*

add3e999-a379-4d37-af9b-5fa377365532

* Diagnostiquées sur le territoire belge


REEW - Source : ISP

c276b32f-0e48-4d19-8936-2f69ee3759f5

Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

Évaluation non réalisable

L’indicateur présente des données se rapportant à six pathologies distinctes. Par conséquent, une évaluation unique de la tendance ne peut être réalisée.