Pluviométrie

Dernière mise à jour  :  16 janvier 2018

La Wallonie est soumise à des courants dominants d’ouest tout au long de l’année. Ces courants amènent des masses d’air chargées d’humidité en provenance de l’océan. Le climat régional "tempéré" se caractérise dès lors par un temps qui peut être pluvieux en toute saison.

Une pluviométrie qui varie du simple au double sur le territoire wallon

Au cours de la période 1996 - 2015, les précipitations moyennes annuelles en Wallonie ont varié localement du simple au double : alors que les zones bioclimatiques des Plaines et Vallées Scaldisiennes et du Hesbino-brabançon étaient caractérisées par des moyennes relativement uniformes, de l’ordre de 700 à 900 mm/an, le reste de la Wallonie présentait des précipitations et un gradient plus importants, variant de 900 à 1 400 mm/an. La pluviométrie est ainsi positivement influencée par le relief. Les valeurs extrêmes ont été mesurées d’une part en Haute Ardenne, autour de la Baraque Michel et du Signal de Botrange (haut plateau des Fagnes) (1 375 mm/an)  et, dans une moindre mesure, à la Baraque de Fraiture (1 200 mm/an); d’autre part, en Basse et moyenne Ardenne, dans la zone située entre Neufchâteau et la Croix Scaille (1 350 mm/an). Une zone de transition (1 000 - 1 100 mm/an) s’est établie sur le relief modéré des zones bioclimatiques Sambre-et-Meuse et Condroz ainsi que Fagne, Famenne et Calestienne, excepté au niveau de l’axe mosan et de la vallée de la basse Lesse, où les précipitations moyennes annuelles sont restées sous 1 000 mm/an. Le nombre annuel moyen de jours de pluie (précipitations au moins égales à 1 mm) a quant à lui varié de 130 jours sur le Hesbino- brabançon à 170 jours sur le haut plateau des Fagnes.

Une répartition saisonnière relativement peu contrastée

Au cours de la même période, les moyennes mensuelles wallonnes présentaient une variabilité saisonnière d’une amplitude[1] modérée, de l’ordre de 30 mm. Ainsi, les précipitations étaient les plus abondantes en hiver et les plus faibles au printemps, les mois de décembre et d’avril représentant les mois les plus extrêmes (92 mm et 60 mm en moyenne sur la Wallonie, respectivement). D’avril à septembre, les précipitations moyennes mensuelles étaient les plus importantes sur le haut plateau des Fagnes  tandis que, d’octobre à mars, les valeurs les plus élevées étaient observées dans la zone située entre Neufchâteau et la Croix Scaille.

Des précipitations mensuelles qui varient fortement d’une année à l’autre

Entre 1996 et 2015, les précipitations mensuelles ont été très variables d’une année à l’autre, les mois secs et très pluvieux se caractérisant par des précipitations qui atteignaient respectivement 10 et 250 % de leur moyenne mensuelle. Les précipitations moyennes annuelles sur la Wallonie variaient quant à elles d’une année à l’autre de façon beaucoup plus modérée (± 20 % par rapport à la moyenne de 930 mm/an), de 773 mm en 1996 à 1 140 mm en 2001.

 


[1] Écart entre les valeurs extrêmes

 

Pluviométrie

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REEW − Source : IRM

Zones bioclimatiques

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REEW − Source : SPW - DGO3 - DEMNA et DNF (ACRVF)

Relief

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* Regroupement de "Ardenne centro-orientale", "Basse et Moyenne Ardenne" et "Haute Ardenne" dans un souci de lisibilité

 

REEW– Sources : SPW - SG - DGM - DIG ; SPW - DGO3 - DEMNA et DNF

Pas d'évaluation

Pas d'évaluation

Cet indicateur ne fait pas l'objet d'une évaluation car il s’agit soit d’un indicateur de contexte, soit d’un indicateur à portée limitée dans le temps (études ponctuelles) ou dans l’espace (échelle sub-régionale).