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Budgets consacrés aux réseaux de mesure de la qualité de l’environnement

Dernière mise à jour  :  16 décembre 2019

La Wallonie finance et gère divers réseaux de mesure et de suivi de l’état des composantes environnementales et des pressions qu’elles subissent, afin de répondre notamment aux exigences de la législation européenne. Ces réseaux remplissent différentes fonctions : alerte, contrôle des activités, protection de la santé et des écosystèmes, caractérisation des phénomènes (pour la validation de modèles p. ex.) ou encore évaluation de l’efficacité des mesures mises en œuvre.

Une gestion partagée

Les données présentées dans cette fiche d’indicateurs ont trait aux réseaux de mesure qui dépendent du Service public de Wallonie Agriculture, Ressources naturelles et Environnement (SPW ARNE) et de l’Agence wallonne de l’air et du climat (AwAC) et pour lesquels des données étaient disponibles au 01/01/2019. Le Gouvernement wallon confie l’exploitation technique des réseaux les plus importants (qualité de l’air, qualité des eaux de surface et souterraines, qualité des sédiments dans les cours d’eau navigables et non navigables, contrôle des centres d’enfouissement technique…) à l’Institut scientifique de service public (ISSeP). Dans les autres cas, les réseaux sont gérés par le SPW ARNE avec l’appui scientifique de centres de recherches universitaires. 

Des budgets en légère diminution depuis 2011

Sur la période 2000 - 2011, le budget total alloué en Wallonie aux réseaux de mesure de la qualité de l’environnement a été multiplié par un peu plus de 2,5 pour atteindre près de 19 millions d'euros. Il a diminué ensuite (- 7 %) pour atteindre environ 17,5 millions d'euros fin 2018. L’ISSeP gérait 79 % de ce budget. Environ 85 % de ce budget était consacré au contrôle et au suivi de la qualité de l’eau (51 %) (eaux de surface et souterraines, débits, sédiments) et de l’air (34 %) (air ambiant, émissions atmosphériques). Le suivi des milieux naturels[1] représentait 11 % du budget total. Plus de la moitié des montants alloués étaient destinés à couvrir les frais de personnel (57 %). Les frais généraux et les frais de fonctionnement représentaient 37 % du budget total. La hausse constatée sur la période 2000 - 2011 est en lien avec le renforcement des mesures environnementales (nombre croissant de substances suivies, échantillonnage plus dense…) découlant des obligations européennes et les investissements réalisés pour l’automatisation de certains réseaux. La baisse de budget observée ensuite peut être attribuée essentiellement aux mesures de restrictions budgétaires demandées aux services publics.

L’eau et l’air au centre des préoccupations

Le suivi de la qualité de l’eau et de l’air découle de l’application de plusieurs directives européennes qui imposent la mesure de nombreux polluants et le respect de normes de qualité.
En matière d’eau, plusieurs réseaux de mesures ont dès lors été mis en place pour évaluer différents paramètres caractéristiques de l’état des masses d’eau de surface (p. ex. la qualité physico-chimique des cours d’eau q, les débits des cours d’eau q) ou souterraine q.
En matière de qualité de l’air, les réseaux de mesures[2] permettent le suivi de nombreux polluants, en temps réel (NO2 q, SO2 q, ozone q, particules q…) ou en différé (composés organiques volatils q, hydrocarbures aromatiques polycycliques q…).

 


[1] Budget consacré aux indicateurs biologiques (faune, flore), à l’Observatoire wallon de la santé des forêts q et à l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie q

[2] Les résultats des mesures sont communiqués sur le site internet de la qualité de l'air ambiant en Wallonie q

Budgets consacrés aux principaux réseaux de mesure de la qualité de l’environnement en Wallonie

 

* y compris la qualité de l'air à proximité des centres de regroupement de boues de dragages

** y compris le réseau d'alerte "Aquapol"
 

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Évaluation

Évaluation non réalisable

Pas de référentiel

Évaluation non réalisable

Le budget total a été multiplié par un peu plus de 2,5 entre 2000 et 2011, pour baisser ensuite (- 7 %) entre 2011 et 2018.