Consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique

Dernière mise à jour  :  10 juillet 2018

Les produits issus de l’agriculture biologique[1] font appel à des modes de production respectueux de l’environnement et du bien-être des animaux, et répondent à la demande d’aliments sains et de qualité (goût, absence de résidus de pesticides…). Issue à l’origine de convictions écologiques, la consommation de produits "bio" a permis le développement d’un marché à part entière.

Un marché en progression

Selon les enquêtes de consommation de GfK(a), les dépenses des ménages wallons pour les produits alimentaires "bio" ont atteint près de 304 millions d’euros en 2017 (+ 7 % par rapport à 2016), ce qui représentait une part de marché de 4,2 % des dépenses totales des ménages wallons pour l’alimentation (contre 3,4 % à l’échelle de la Belgique). Ces dépenses étaient en progression sur la période 2011 - 2017 dans pratiquement tous les segments, avec un maintien dans le trio de tête des substituts de viandes[2], des œufs et des légumes.

Les supermarchés, enseignes privilégiées

En 2017, 44,1 % des aliments "bio" étaient achetés dans les supermarchés généralistes, 24,1 % dans des magasins spécialisés "bio", 9,0 % dans des enseignes hard discount, 4,8 % dans des hypermarchés, 2,3 % sur les marchés, 2,1 % auprès des fermes/éleveurs et 13,6 % ailleurs (magasins diététiques, bouchers…).

Un petit nombre de "grands consommateurs"

Les enquêtes révèlent aussi qu’en 2017, 78,3 % des dépenses des ménages wallons pour les produits "bio" ont été effectuées par 20 % des ménages wallons consommant le plus de produits "bio". En outre, les achats de ces ménages ont atteint 773 € en moyenne par ménage, sur un budget total alimentaire annuel de 6 794 €. À titre de comparaison, les ménages consommant le moins de produits "bio" (50 % des ménages) ont dépensé en moyenne 30 € sur un budget total alimentaire annuel de 4 659 €.

Déterminants de la consommation

Le niveau de consommation de ce type de produits dépend d’un grand nombre de facteurs. Cependant, l’analyse du profil des consommateurs indique que le marché du "bio" est entraîné par les ménages disposant de revenus supérieurs à la moyenne, les ménages de taille moyenne (de 2 à 3 personnes) et les ménages dont la personne de référence est âgée de plus de 50 ans.

Des écarts de prix liés aux procédés

Des différences de prix, plus ou moins marquées selon les produits, persistent entre les produits "bio" et les produits conventionnels équivalents. Ces différences peuvent s’expliquer notamment par la nature même du processus de production propre à l’agriculture biologique. Pour certaines catégories d’aliments, comme les pommes de terre et le lait, les écarts de prix ont sensiblement diminué depuis 2008, alors que la tendance inverse s’observe pour les viandes, les fromages à pâte dure et semi-dure et les pommes.
 


[1] Produits élaborés à partir de modes de production conformes aux règles fixées dans le règlement (CE) n° 834/2007 q

[2] Produits à base de soja, burgers végétariens…

 

Parts de marché des aliments issus de l’agriculture biologique sur base des dépenses des ménages wallons, par segment

REEW – Source : SPW - DGO3 - DEMNA (enquêtes annuelles GfK)

Différences moyennes de prix entre les aliments bio et non bio* en Wallonie

* Si l'indice est supérieur à 100, cela veut dire que l'aliment "bio" est plus cher que l'aliment non "bio"

 

REEW – Source : SPW - DGO3 - DEMNA (enquêtes annuelles GfK)

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Évaluation

Favorable
  • Référentiel : Projet de révision à mi-parcours du Plan stratégique pour le développement de l’agriculture biologique en Wallonie à l’horizon 2020 q
  • Les dépenses des Wallons pour les produits alimentaires "bio" ont atteint 304 millions d’euros en 2017, ce qui représentait une part de marché de 4,2 % des dépenses totales des ménages wallons pour l’alimentation. Si le rythme annuel de progression observé ces cinq dernières années se maintient, l'objectif repris dans le Plan (soit 6 % de part de marché) devrait être atteint d’ici 2020.
En amélioration

Entre 2008 et 2017, la part de marché des dépenses totales des ménages wallons pour les produits alimentaires "bio" est passée de 2,0 % à 4,2 %.