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État des populations de mammifères non volants

Dernière mise à jour  :  09 janvier 2018

Comme pour la majorité des autres groupes d’espèces, les mammifères subissent l’influence des activités humaines : fragmentation des habitats, pollutions, introduction d’espèces envahissantes… Un suivi des populations (état de conservation, répartition, utilisation de l’habitat) de quinze espèces de mammifères protégés ou concernés par la Convention de Berne q et de deux espèces de mammifères exotiques envahissants (raton laveur et chien viverrin) est réalisé en Wallonie[1].

Environ 1 750 terriers de blaireaux répertoriés

Bien qu’une lente progression soit notée au nord du sillon Sambre-et-Meuse, l’essentiel de la population de blaireau se rencontre au sud de celui-ci. Une complétion progressive de l’inventaire des terriers a permis d’en répertorier environ 1 750 (au 01/01/2016). Suite à une diminution de l'effectif enregistrée en 2009[2], un échantillon de terriers couvrant l’aire de répartition de l’espèce a été sélectionné pour procéder à un suivi standardisé et récurrent de la population. Aucune variation significative n’a été observée entre 2010 et 2016, ce qui témoigne de la stabilité populationnelle. Selon la méthode d’extrapolation appliquée, l’effectif wallon serait de l'ordre de 5 000 individus (2014). Concernant la problématique des dégâts occasionnés par la faune sauvage aux cultures q, les indemnisations pour des dégâts en plantations de maïs attribués au blaireau ont atteint en 2012 près de 400 000 € (contre environ 118 000 €/an en moyenne de 2008 à 2011 et 46 000 €/an en moyenne de 2014 à 2016). Le niveau de dommage de 2012 était en contradiction avec l’impact potentiel de la population de l’espèce en Wallonie et a donc été surestimé[3]. Afin d’améliorer l’estimation des niveaux de dégâts imputables au blaireau, une méthodologie standardisée d’expertise a été développée par l’ULg(a).

Restaurer l’habitat de la loutre

En 2015, un inventaire des habitats potentiels pour la loutre a été réalisé sur 11 cours d'eau.  Par rapport aux années antérieures, deux cours d’eau supplémentaires ont fait l'objet d'un suivi (Ourthe occidentale et Amblève). Des traitements cartographiques ont été appliqués pour définir les tronçons présentant des problèmes de connectivité (respectivement 10,9 % et 7,2 % du linéaire de ces deux cours d’eau) et devraient permettre d’orienter la mise en œuvre d’actions de restauration.

Près de 330 indices de présence d’autres mustélidés[4] répertoriés

Parmi les autres mustélidés, la majorité des indices de présence[5] collectés de 2011 à 2016 par l’ULg a été attribuée avec certitude à la martre (143) suivie par le putois (136), deux espèces considérées comme d’intérêt communautaire q. La présence de la martre a pu être confirmée dans le Brabant wallon et dans le Hainaut où elle n’était pas renseignée antérieurement.

Déjouer la discrétion des petits mammifères

La collecte d’indices de présence de gliridés[6], très discrets, de petite taille et hibernant de longs mois, est complexe et passe par la pose de nichoirs leur étant destinés et par la recherche de nids et de noisettes rongées spécifiquement. Des prospections spécifiques menées depuis 2010 ont permis de collecter des données de localisation du muscardin, espèce considérée comme d’intérêt communautaire q, dans les provinces de Liège et de Hainaut[7]. Depuis 2013, la présence de cette espèce a pu être confirmée dans plus de 130 sites.

 


[1] SPW - DGO3 - DEMNA ; ULg

[2] Impacts de la rigueur hivernale et du trafic routier

[3] Confusion avec les dommages provoqués par d’autres espèces

[4] Martre, fouine, putois, hermine et belette

[5] Relevés d’empreintes, de laissées ou de gîtes, observation d’animaux vivants ou morts p. ex.

[6] Loir, lérot et muscardin

[7] Population déconnectée de l’aire de répartition connue de l’espèce

 

Qualité de 11 cours d’eau wallons selon les potentialités d’accueil pour la loutre (2015)

* Les longueurs de cours d’eau (km) par classe de qualité (chiffres notés à l’intérieur des bâtonnets) sont définies par la modélisation cartographique des structures favorables à l’espèce relevées sur le terrain

** 0,5 km pour l’Eau noire, l’Ourthe occidentale, l’Almache et la Rulles et 15 km pour la Semois

REEW – Sources : SPW - DGO3 - DEMNA ; ULg

Pas d'évaluation

Pas d'évaluation

Cet indicateur ne fait pas l'objet d'une évaluation car il s’agit soit d’un indicateur de contexte, soit d’un indicateur à portée limitée dans le temps (études ponctuelles) ou dans l’espace (échelle sub-régionale).