Polluants acidifiants dans l’air ambiant

Dernière mise à jour  :  26 mars 2018

Le dioxyde de soufre (SO2) et le dioxyde d’azote (NO2) sont des gaz issus principalement de phénomènes de combustion. A côté de leur impact en termes d’acidification, ils sont irritants pour les voies respiratoires et participent à la formation de particules fines (PM2,5). Le NO2 est précurseur d’ozone et constitue une cause majeure d’eutrophisation.

SO2 : des concentrations à des niveaux historiquement bas

Les concentrations en SO2 dans l’air ambiant ont eu des impacts sanitaires majeurs dans le passé[1]. Suite à une baisse des émissions q, elles se maintiennent aujourd’hui à des niveaux très faibles, tant en milieu urbain/industriel qu’en milieu rural. Au début des années ’90, les concentrations moyennes annuelles aux différentes stations de mesure variaient encore entre 9 µg/m3 (station de mesure rurale de Vielsalm en 1990) et 76 µg/m3 (station industrielle d’Engis en 1992). En 2014, ces concentrations étaient inférieures à 4 µg/m3 sur l’ensemble des stations[2], à l’exception de la station d’Engis (6 µg/m3). Aucun dépassement des valeurs limites pour la protection de la santé humaine[3] n’était par ailleurs observé sur le territoire wallon, les maxima horaire et journalier enregistrés en 2014 étant respectivement de 208 µg/m3 et de 37 µg/m3. La valeur guide journalière de l’OMS (20 µg/m3 sur 24 h)(a), plus stricte que celle de la directive 2008/50/CE q, était cependant dépassée 5 fois à Engis au cours de l’année 2014.

Concernant le niveau critique pour la protection de la végétation (20 µg/m3 par an et du 01/10 au 31/03) q, celui-ci n’a jamais été dépassé au cours de l’année 2014 et de l’hiver 2013 - 2014.

Des concentrations en NO2 conformes aux normes

En 2014, les concentrations moyennes annuelles en NO2 variaient selon les stations entre 6 et 32 µg/m3 et respectaient ainsi la valeur limite annuelle pour la protection de la santé humaine (40 µg/m3)q. Les concentrations étaient les plus élevées dans les stations urbaines et industrielles/urbaines. Les stations rurales présentaient des concentrations plus faibles, une distinction pouvant être faite entre celles-ci en fonction de leur éloignement des activités humaines et de la densité du trafic. La valeur limite horaire (200 µg/m3 à ne pas dépasser plus de 18 fois par an) q était quant à elle également respectée, le maximum horaire enregistré en 2014 étant de 171 µg/m3 à la station de Mons. Le niveau critique pour la protection de la végétation (30 µg de NOx/m3 par an) q était par ailleurs respecté, les concentrations moyennes en NOx (exprimés en NO2) allant de 7 µg/m3 à 15 µg/m3 selon les stations.

Une évolution favorable des concentrations en NO2

Entre 2001 et 2014, les concentrations moyennes annuelles en NO2 ont diminué de 19 % à 57 % selon les stations, à l’exception de la station de Mons, où les concentrations ont peu évolué (- 4 %). Cette diminution s’explique par la réduction des émissions en NOx q. Depuis 2008, les moyennes annuelles sont restées[4] sous le seuil des 40 µg/m3, et des dépassements de la limite horaire pour la santé n’ont plus été observés depuis 2010 (station d’Engis).

 


[1] Episode de pollution dans la vallée de la Meuse en 1930 se soldant par une hausse de la mortalité

[2] Le SO2 était mesuré sur 15 sites en 2014.

[3] Valeur limite horaire (350 µg/m3 à ne pas dépasser plus de 24 fois par an) et valeur limite journalière (125 µg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 fois par an) q

[4] Le seuil des 40 µg/m3 a systématiquement été dépassé entre 2003 et 2007 à la station de Charleroi.

Concentrations moyennes annuelles en dioxyde d’azote (NO2) dans l’air ambiant en Wallonie en 2014

REEW − Sources : SPW - AwAC ; ISSeP
 

Évolution des concentrations moyennes annuelles en dioxyde d'azote (NO2) dans l'air ambiant en Wallonie entre 2001 et 2014

REEW − Sources : SPW - AwAC ; ISSeP

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Évaluation

Favorable
  • Référentiel : directive 2008/50/CE q
  • En 2014, les concentrations en polluants acidifiants (SO2 et NO2) dans l’air ambiant étaient inférieures aux valeurs limites pour toutes les stations de mesure.
En amélioration

Depuis le début des années ’90, les concentrations moyennes annuelles en SO2 ont fortement baissé pour atteindre en 2014 des concentrations inférieures à 4 µg/m3 pour presque toutes les stations de mesure. Les concentrations moyennes annuelles en NO2 ont quant à elles baissé entre 2001 et 2014 de 19 % à 57 % selon la station de mesure considérée à l'exception de la Stations de Mons.