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Activité économique : création de richesse et emploi

Dernière mise à jour  :  10 juillet 2018

La production de biens et services est à l’origine de différents types de pressions environnementales (utilisation de ressources naturelles, émissions de polluants atmosphériques, génération de déchets, rejets d’eaux usées…) qui peuvent avoir un impact sur la qualité de l’environnement et la santé humaine.

Nécessité d’une référence globale

L’utilisation de la valeur ajoutée brute (VAB) ou du produit intérieur brut (PIB)[1] comme indicateurs des performances économiques et du progrès fait l’objet d’un certain nombre de critiques. L’objectif ici n’est pas d’analyser les performances ou le progrès en tant que tels, mais de disposer d’indicateurs calculés de façon homogène pour les différents (sous-)secteurs et qui puissent être utilisés comme références pour l’analyse des pressions sur l’environnement[2]

En 2016, le PIB wallon s’élevait à 98 277,8 millions d'euros, soit 23 % du PIB belge. Sur la période 2003 - 2016, la croissance annuelle moyenne du PIB (hors variations de prix) était estimée à 1,3 % en Wallonie, un niveau similaire à celui de l’Europe (1,3 %, UE-28), supérieur à celui de la Région de Bruxelles-Capitale (0,8 %) et de la zone euro (1,1 %) mais inférieur à celui de la Flandre (1,8 %)(a).

Importance du tertiaire, restructurations dans l’industrie

L’analyse au niveau des secteurs d’activités met en évidence le tertiaire comme secteur le plus important en matière de création de richesse (75,9 % de la VAB en 2016) et d’emploi (80,4 % de l’emploi intérieur total en 2016) en Wallonie. Entre 2006 et 2016, il a vu sa VAB progresser de 9,8 % (hors variations de prix). La croissance dans l’industrie manufacturière a été un peu plus importante (+ 12,3 %), même si la situation est variable selon les sous-secteurs. L’industrie wallonne s’est en effet restructurée au cours des dernières décennies, avec le développement d’activités à haute valeur ajoutée (biotechnologies, chimie, aéronautique et télécommunications), le ralentissement de certaines filières de l’industrie lourde (comme la métallurgie) et, globalement, une diminution du nombre d’emplois (- 11,5 % entre 2006 et 2016). La baisse de la VAB de l'agricutlure entre 2006 et 2016 (- 14,5 %) est due à une chute de l'indice des prix agricoles depuis 2013 et à de mauvaises conditions climatiques en 2016.

Les impacts environnementaux dépendent de nombreux facteurs

L’industrie lourde mobilise des quantités importantes de matières et d’énergie q et génère globalement des pressions plus fortes sur l’environnement que les activités de services (tertiaire). L’évolution générale de l’économie wallonne (tendance à la tertiairisation de l’économie et restructurations dans l’industrie) irait donc dans le sens de la réduction de certains impacts environnementaux en Wallonie[3]. D’autres paramètres doivent cependant aussi être pris en compte, comme le renforcement de la législation environnementale, l’évolution des technologies de production, les progrès réalisés dans la prévention, le traitement des rejets et le contrôle des pollutions ponctuelles (directive "IED" 2010/75/UE q notamment) ou encore les besoins énergétiques élevés du tertiaire pour le transport et les infrastructures (chauffage, électricité…) q.

 


[1] La VAB correspond à la différence entre la valeur de la production et celle des consommations intermédiaires. Elle est évaluée aux prix de base, c’est-à-dire hors impôts et subventions sur les produits (essentiellement la TVA, les accises et les droits de douane, nets des subventions sur les produits). Le PIB, qui est la somme des VAB, est établi aux prix du marché et incorpore ces impôts nets. 

[2] Voir les indicateurs relatifs à l’éco-efficience des différents secteurs : éco-efficience du secteur de l’agriculture q, éco-efficience de la production d’électricité q, éco-efficience du secteur tertiaire q, éco-efficience du secteur des transports q, éco-efficience du secteur résidentiel q et, pour le secteur de l’industrie, consommation d’énergie de l’industrie q, émissions de polluants atmosphériques de l’industrie q, consommation d’eau et rejets d’eaux usées de l’industrie q et génération de déchets industriels q.

[3] À noter que ces changements peuvent entraîner la délocalisation d’impacts environnementaux. Cela signifie que certaines pressions environnementales (p. ex. l’utilisation des ressources q) ne sont plus exercées en Wallonie mais dans les pays d’où sont originaires les biens et services importés. 
 

 

Activité économique en Wallonie : création de richesse (valeur ajoutée brute) en 2016

REEW – Sources : BFP, IBSA, IWEPS, SVR (modèle HERMREG, données provisoires)

Activité économique en Wallonie : emploi intérieur total en 2016

REEW – Sources : BFP, IBSA, IWEPS, SVR (modèle HERMREG, données provisoires)

Activité économique en Wallonie : évolution relative du niveau d'activité* des (sous-)secteurs entre 2006 et 2016

 * Valeur ajoutée brute, hors variations de prix

 

REEW – Sources : BFP, IBSA, IWEPS, SVR (modèle HERMREG, données provisoires)

Pas d'évaluation

Pas d'évaluation

Cet indicateur ne fait pas l'objet d'une évaluation car il s’agit soit d’un indicateur de contexte, soit d’un indicateur à portée limitée dans le temps (études ponctuelles) ou dans l’espace (échelle sub-régionale).